LES PHILOSOPHES
Une autre fois, à Sainl Merri. les catholiques lançaient des pierres dans les fenêtres de l’église au moment de l’ofiice des théophilantliropes1.
Néanmoins les troubles cessèrent peu à peu et, îles nivôse, les rapports du Bureau central notent avec satisfaction que « la malveillance s’éloigne de plus en plus du culte des théophilantliropes2... »
Mais, en même temps que diminuait le nombre des détracteurs du nouveau culte, diminuait aussi le nombre de ses fidèles. Les cérémonies étaient plus calmes mais moins nombreuses. Les catholiques se résignent a tôlerer l’existence de leurs adversaires, mais il est visible que ceux-ci ne font plus de grands progrès. Becrutés en général dans la bourgeoisie lettrée, ils n’entament guère la masse du peuple qui reste catholique1. Ils ont simplement groupé les patriotes dispersés.
Les résistances. — Les philosophes. Sans s’émouvoir autrement des attaques de La Révellière, les « philosophes » avaient regardé plutôt avec une sympathique indulgence les débuts de la théophilanlhropieL Aussi longtemps que le perd royaliste et catholique avait cte menaçant, les patriotes de toutes les opinions, oubliant leurs divisions, n’avaient pensé qu’à s’unir contre l’ennemi commun. Beaucoup d’entre eux avaient donné leur adhésion à la nouvelle religion, non pas tant par consulte à la plainte îles théophilanthropes et fit subir un interrogatoire au curé Mary, le 10 nivôse ail VI. A la suite <le I enquête. Mary ne lut pas inquiété, mais le ministre de la j>olic<‘ prescrivit au Bureau central de « taire surveiller rigoureusement cet individu et de lui rendre compte ilu premier sujet de plainte grave qu d donnera contre lui » (Vrcli. liai , môme dossier).