I. Qu’est-ce que la Théoph. ? |i
Mathiez.
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Suivi;. — Le chef des théophilanlhropes« philosophes» fui Etienne-Marie Siauve, directeur cl rédacteur en chef de Y Echo des cercles patriotiques et des réunions de théophilanthropes, journal qui parut pendant la période la plus brillante de F histoire de la secte.
Ancien prêtre comme Chapuis, comme Dubroca et bien d’autres théophilanthropes, Siauve s’était signalé à l’attention des patriotes par un Essai sur l éducation qu’il adressa à l’Assemblée nationale en 1790. 11 était alors vicaire de La Rica ma rie [très de Saint-Etienne. Curé d’Ampuis après l’application de la Constitution civile, il se lança dans le mouvement révolutionnaire. Ses talents oratoires le font désigner pour prononcer l’éloge funèbre de Mirabeau à Saint-Etienne, le 16 avril 1791. 11 écrit bientôt dans la Feuille villageoise. Il y propose en janvier 1 792 la réforme de « la prière antique et superstitieuse du prône1 ». En février de la même année, il y publie un panégyrique de Cerutli2 3. Il avait quitté la Loire pour Paris1, s’était marié, était devenu père de famille et vivait, si on l’en croit, très heureux en ménage4. Pour subsister, il entra dans les bureaux delà guerre et ne tarda pas à être nommé commissaire des guerres. A l'époque où nous sommes il était sous-chef au ministère. D’api 'ès la biographie Rabbe, c’était « un homme plein de mœurs, de probité et d’amour pour la patrie, pour la liberté et pour la science ». « Patriote zélé, mais philosophe et républicain austère », il se donne à luimême ce témoignage qu’on ne peut lui « reprocher le plus léger délit révolutionnaire ». Il évoquera dans son journal « l’ombre chérie de Camille Desmoulins », (n° 20), parlera avec sympathie des girondins, d’Anacharsis Clootz, avec dureté de Robespierre.
Comment et quand se mit il en rapports avec les chefs de la thebphilanthropie et devint-il rédacteur de leur