D’après Grégoire, Ilisloire des Sectes, I, p
5. Malgré la loi, elle laissa les prêtres réfractaires insoumissionnaires officier dans les églises de Morville, Beuzeville, Saint-Jean de la Neuville, le Parc d’Auxtot, Saint-Gilles la Neuville, Manneville, Virville et Le Herteley jusqu’en germinal an ô I, date où elle se décida
324 l-E LENDEMAIN DE FRUCTIDOR DANS LES DÉPARTEMENTS
Guilbert. — Un homme actif et qui paraît n’avoir pas été dénué de talent, Philippe-Jacques-Étienne-Vincent Guilbert l, ancien prêtre, devenu imprimeur et journaliste, alors directeur de La Vedette, fonda une société à Rouen aux environs du 18 fructidor. Après avoir réimprimé tout d’abord le Manuel, l’Instruction élémentaire et le Recueil de Cantiques de Chemin2, il parvint à grouper des concours assez nombreux, dont quelques-uns lui furent précieux. — - Un certain Nicolas Foubert 3 fut son second et présida avec lui les offices. L’excellent organiste Broche ',
sur les injonctions du ministre à fermer ces églises (Àrcli. de la Seine- Inférieure, Registre des délibérations de l’administration centrale, à la date du 19 germinal an Yl). Lettre de Solin au commissaire central en date du 17 vendémiaire an VI (Arch. do la Seine-Inférieure).
1. « Guilbert (Philippe-Jacques-Etienne-Vincent) né à Saint-Jeansur-CailIy, dans le pays de Caux, en 1763, avait, nous assure-t-on, embrassé l’état ecclésiastique et rempli pendant quelques temps les fonctions de vicaire de la paroisse de Saint-Vigor de Rouen. Ayant cru devoir renoncer à cette carrière, lors de la Révolution, il devint homme de lettres, fonda une imprimerie dans la même ville et fit paraître successivement les publications périodiques intitulées : La Vedette, le Répertoire universel, La Semaine... 11 publia encore de 1793 à 180 4 Y Almanach de tjens de goûts, et donna conjointement avec Servan, ancien avocat général au Parlement de Grenoble, un ouvrage sous le titre de Correspondance entre quelques hommes honnêtes ou Lettres philosophiques, politiques et critiques sur les événements et les ouvrages du temps', Lausanne et Paris, 3 vol., in 8. Reçu membre de la société libre d’émulation dont il devint président, Guilbert fit aux séances de cette société la lecture de différents écrits, tels (pie Eloge historique de Jeanne d'Arc, Notice sur le général Joubert, Notice sur le général Desaix, Notice sur Ducastel, Notice sur Madame du Bocage, Eloge nécrologique de M. de Fontenay, maire de Rouen... Nous mentionnerons, comme l’un des principaux ouvrages de Guilbert, les Mémoires biographiques et littéraires sur les Hommes célèbres nés dans le département de la Seine-Inférieure » (Théod. Lebreton, Biographie normande') .
2. Sous le titre Principes fondmientaux de la Religion des théophilanthropes ou adorateurs de Dieu et amis des hommes, contenant l'exposition de leurs dogmes, de leur morale et de leurs pratiques religieuses, avec une instruction sur l’organisation et la célébration du culte. A Rouen, au bureau de « La Vedette » et de l’imprimerie do V. Guilbert et Herment, rue Nationale, emplacement des Cordeliers, an VI,. 1798, in-12. — Bib. nat., Ld188 37.
3. Foubert prêta serment devant l'administration municipale en qualité de ministre théophilanthrope, le 23 vendémaire an VIL C'est probablement lui qui présida l’inauguration du culte à Saint- Patrice le 10 brumaire suivant, et qui est qualifié de maître d’école par De la Quérière, dans son compte rendu manuscrit (Bibl. municipale de Rouen).