D’après De la Quérière, p. 4i
ROPEN
rival de Coupcrin, très lié avec la lamille du banquier Le Coulteux (de Canteleu) et ami de Guilbert qui prononça son éloge funèbre, dirigea les chœurs et la musique.
Il est très remarquable qu’à Rouen se trouvèrent réunis dans la Société théophilanthropique d’anciens adversaires politiques. Guilbert. qui déjà n’avait pas prêté serment à la Constitution civile du clergé, avait pris ensuite la défense du Roi, au moment de son procès, dans le journal qu’il publiait alors1, avait été un moment arrêté pour incivisme et, le i5 avril 1793, avait reçu du département l’ordre de se retirer en Suisse. — En 1 an IV, sous la 1 erreur thermidorienne, il dirigea des accusations contre certains terroristes2. Maintenant, en l’an YI, pour établir la théophilanthropie dont il sera le principal ministre 3 *, le même homme accepte ou recherche le concours de ces mêmes terroristes, de Clavier, membre du conseil général de la commune réorganisée par Legendre d’h lie Guéroult arrêté par les thermidoriens en l’an III5 6 7 8, de Grandcourt, ancien membre du conseil général de la commune en 1793, désarmé par les thermidoriens en 1 an III1', de Le Roy, terroriste de marque, également désarmé en l’an III1. Au milieu de ces terroristes se trouve un ancien girondin, Üoscroizilles, membre très influent de la Société populaire, qui fut dénoncé comme fédéraliste et un moment arrêté en g3 h.
Le culte fut d’abord inauguré dans un faubourg de la ville, à l’église duMont-aux-Malades, le 3 1 décembre 1797 '. Bientôt, les théophilanlhropes, enhardis par le succès,
1. Journal i lu Commerce, de Politique et de Littérature (Noir à ce sujet Clérembray, La Terreur à Rouen, iyOi, in-8).