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du fanatisme ! C’est un des moyens les plus sûrs de corroborer la République, et sous ce rapport, le culte théophilantbropique, le seul qui soit digne de l’homme, mérite la protection privilégiée du gouvernement1. »
Et Heurtaut-Lamerville se rendait celle justice, à lui et à ses collaborateurs, qu'ils n’avaient rien négligé « pour rendre le culte attrayant et durable ».
Organisation. — Dans peu d’endroits, en effet, l’organisation de la théophilanlhropie n’avait été étudiée avec plus de soin et plus de sérieux. Les théophilanthropes de Bourges ne se bornèrent pas, comme beaucoup d’autres, à copier purement et simplement l’organisme imaginé par Chemin et le comité parisien et décrit dans les instructions des livres officiels. Ils élaborèrent un règlement original dont les principales dispositions méritent d’être connues:
« La société des théophilanthropes formée à Bourges est dirigée par un conseil composé de neuf citoyens renouvelés tous les trois mois par tiers. Les vingt-cinq pères de famille les plus âgés font les nominations. Les lecteurs sont toujours pris dans le sein de ce comité. Les orateurs sont choisis par lui dans l’universalité des sociétaires. Aucun discours n’est lu, s’il n’est approuvé par lui. Tous les discours ont pour objet la morale considérée dans nos rapports avec l’Etre suprême et nos semblables. Les discours des orateurs, déposés au comité, forment une collection où l’on a recours, au besoin ; aucun n’est imprimé aux frais de la société.
« Le lecteur a pour distinction une ceinture blanche à franges bleues, et l’orateur une ceinture bleue à franges blanches. Le lecteur préside l’assemblée.
« Le temple n’est décoré que de maximes religieuses. En autel simple est entre le siège du lecteur et la chaire de l’orateur, il n’est orné que de fleurs ou de fruits et de rubans tricolores.
«Les sociétaires sont découverts pendant les invocations, assis pendant les lectures et les chants ; jamais ils ne se
i. Id.