‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 234 sur 519 · BOURGES O · texte numérisé non relu

BOURGES O

mettent à genoux . Tous les détails relatifs au culte

sont confiés au comité. Un trésorier lui rend compte des fonds à la fin de l’année en présence de vingt-cinq pères de famille les plus âgés. Les seuls frais annuels sont ceux de la musique 1 . »

Comme on le voit,, les différences de cette organisation avec celle du comité parisien son assez profondes : ici plus de lecteurs et d’orateurs en quelque sorte inamovibles, qui reçoivent une sorte de diplôme pour leur servir de litre 2, plus de clergé constitué, plus de costume sacerdotal, de robe et de tunique, mais une simple écharpe sur le vêtement civil, plusde distinction entre les fonctions temporelles et les fonctions Spirituelles, de comité de direction morale et de comité d’administration, mais un seul comité renouvelable tous les trois mois, qui se recrute dans une assemblée relativement nombreusedes pères de famille, enfin les lecteurs choisis dans l'universalité des fidèles et se succédant fréquemment à la tribune.

Succès. — v\près Trot lier, ollicia le décadi suivant Heurlaut-Lamerville, qui parla sur l’immortalité de Ta me et mit au rang des justes Antonin et Marc-Aurèle3. Puis Malfuson qui parla également sur l’âme et Dieu. Si on en croyait Grégoire, la plupart des orateurs théophilanthropes de Bourges auraient attaqué le catholicisme avec violence.

Presque dès le début, la Société célébra les fêtes républicaines ordonnées par la loi. Le 10 floréal an VI, la fête des Epoux donna lieu, cnmme aux beaux jours de l'an II, à une procession civique à l’autel de la patrie. Dans le temple, sur un autel triangulaire, les théophilanthropes avaient placé deux pigeons, symbole de la tendresse conjugale. A la fête de la Vieillesse, un cortège, précédé d’officiers municipaux et d’enfants, alla suspendre des guirlandes à la porte de quelques vieillards.

1. Ce règlement est imprimé dans Y Exposé de la cérémonie d'ouverture.

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