‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 238 sur 519 · POITIERS · texte numérisé non relu

POITIERS

sait signer par «quelques ouvriers en machines ’ ». — En nivôse an VI, quelques mois à peine après sa formation, le cercle constitutionnel, « composé des mêmes personnages qui ont figuré après le 3i mai et qui ont désolé leur pays pendant le temps de la Terreur- », décidait d’établir à Poitiers une société théophilanlliropique. Une pétition fut adressée à la municipalité pour demander l'usage de l’église Notre-Dame, déjà occupée par les catholiques. La pétition fut très mal accueillie par les autorités.

Conflit avec les autorités. — Déjà la municipalité s’était opposée de tout son pouvoir à l’établissement du cercle constitutionnel et n’avait accordé qu’à contre-cœur l’autorisation nécessaire. Profitant d un incident sans importance qui s’était produit au cercle (l’expulsion d’un royaliste qui s’y était introduit), elle avait cite devant elle les principaux clubistes : Bernazais, Petit, 1 aubergiste Deshoulières, etc... et, après leur interrogatoire, afin de les intimider, elle décidait de transmettre le dossier de l’affaire (1) au ministre de l’intérieur1 2 3. La pétition des théophilanthropes acheva d’alarmer la municipalité; outre qu’elle était sans doute favorable au catholicisme, elle eut peur que les cérémonies théophilanlhropiques ne tissent concurrence aux fêtes civiques, qu’elle célébrait tous les décadis depuis le 18 fructidor L

1. Mémoire déjà cité. La pétition, reproduit» au registre des délibérations municipales (séance du 24 fructidor an \ ) ne porte pas le nom de Planier, qui ne signe pas, sans doute, parce que sa personnalité était trop marquante, mais ceux des citoyens Petit, Charles- Georges Goujon, Imbaut, Morichaud, Lemay.

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