DIJON
saires des deux cultes, chargea son voyer de faire une enquête, et, conformément au rapport de ce dernier, statua, pour concilier les deux parties, que les théophilanthropes pourraient établir « leur autel au milieu de la nef du temple de la Madeleine, mais de manière cependant qu’il y ait un passage de trois pieds six pouces de largeur autour dudit autel du côté des bancs et qu’il soit élevé à environ neid’ pieds de distance de la clôture du chœur. »
En même temps, pour prévenir les troubles, qui pourraient se produire à l’avenir, l’administration arrêta en outre : « i° que les citoyens se disant commissaires des citoyens attachés aux deux différents cultes qui s’exercent dans ce temple, seraient respectivement responsables et garants des injures, qui seraient dites, et des dégradations qui seraient commises par les uns ou par lesautres, sur les objets de culte appartenant à chacun d’eux en particulier ; 2° et qu’expédition du présent leur serait adressée à l'effet pour eux de s’y conformer chacun en ce qui les concerne1. »
D’après M. Babeau 2, la théophilanthropie à Troycs n’aurait pas eu un grand succès. Ses adhérents se lassèrent d’en faire les frais et la société disparut à une date qui n’est pas indiquée.
Cotk-d’Or. — A Dijon, l’établissement de la théophilanthropie fut l’ouvrage de Jullien Paillet , horloger et poète' à scs heures; il avait joué un certain rôle dans le mouvement révolutionnaire local comme membre du club
1. Arch. munie, de Troycs, Recj. des délib. de Vad. munie. , séance du i5 pluviôse an VI.