‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 260 sur 519 · D’après Grégoire, Histoire des Sectes, I, p · texte numérisé non relu

D’après Grégoire, Histoire des Sectes, I, p

Boileau. C'était le frère du conventionnel Jacques Boileau, girondin de marque, qui paya de la vie ses attaques contre Marat. Elienne Boileau, malgré le souvenir de son frère guillotiné, était resté un républicain ardent et un anticlérical acharné.

Chaisneau, comme Benoist-Lamothe, avait joué un rôle dans les premiers cultes révolutionnaires. Le 20 pluviôse an II, il avait prononcé dans le temple de la Raison d’Auxerre l'éloge de Michel Lepelletier, — le 20 messidor suivant, dans le même temple, il pérorait sur les Bienfaiteurs de l’humanité et écrivait un hymne pour la fête de ce jour1. Sa participation aux fêtes de Chaumette et de Robespierre ne s’était sans doute pas bornée à ces reproductions oratoires et poétiques, qui eurent les honneurs de l'impression.

Lors de l’institution du culte décadaire, les théophilanlhropes auxerrois durent quitter l’église Saint-Etienne, devenue temple de la Fraternité et affectée exclusivement par la municipalité aux cérémonies de la religion officielle2 3 4. Les théophilanthropes s’installèrent alors à Saint-Eusèbe 5, dont les catholiques venaient d’être chassés quelque temps auparavant h [Le transfert n’alla pas probablement sans quelque brouille au sein de la société théophilanthropique. Chaisneau, peut-être pour protester contre l’arrêté de l’administration municipale qui ôtait la cathédrale (Saint- Etienne) à ses fidèles, donna sa démission d’officier municipal \ Mais Lucien Fontaine, son second, resta à la municipalité6. Dans le courant de l’an VIII, les théophilanthropes durent partager Saint-Eusèhe avec les catholiques qui y étaient réinstallés 7. Ils y restèrent jusqu’à la

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