Le 3 vendémiaire an VII (Demay
6. Le 23 vendémiaire an VII, Fontaine déclara devant la municipalité qu’il choisissait pour exercer son culte l’église Saint-Eusèbe(iVL).
7. Par arrêté municipal du 17 nivôse an S III, l’église Saint-Eu-
L \ THÉOPII IL ANTHHOPIE U VILLAGE
fermeture de leur culte, en vendémiaire an Y ‘, après une existence de plus de trois années.
La théophilanthropie iu village. — De Sens et d'Auxerre, la théophilanthropie rayonna sur le pays environnant et réussit même à prospérer dans de simples villages. Le n’est pas une des moindres originalités de cette histoire.
Maillot. — La petite commune de Maillot, située à une demi-lieue de Sens, eut son temple théophilanlhropique dès vendémiaire an YI. L’ Observateur, en insérant la nouvelle, s’écriait : « Si les principes philosophiques se répandent une fois dans les campagnes, c’en est fait pour jamais des prêtres 2. »
Mâlai le-Grand. — Le même jour, 29 vendémiaire, s’ouvrait à Màlai le-Grand, village voisin de Maillot, une nouvelle église « philosophique », un temple de la liaison, dit le commissaire du Directoire près le canton, sous la direction de l’instituteur de l’endroit, le citoyen Magny.
Le curé Bourdos ne tardait pas à entrer en lutte avec l’instituteur. Un jour que Magny assistait aux vêpres par désœuvrement, le curé sortit de sa place, s’élança vers son adversaire et lui commanda de sortir de l’église. Les vêpres achevées, le curé se serait mêlé à la foule et aurait traité Magny de rénéijat, de chien, et de scélérat1.
Pendant l'hiver de l’an VI, la théophilanthropie s’établit aussi à Mâlai-le Petit \ commune de quarante feux, à Saint-Fargeaa, à Migé, à Flogny, à Saint-Florentin, à
sèbe, jusque-là particulière aux lliéophilanlliropcs, fui partagée entre eux el les catholiques. Les théophilanthropes durent se contenter do trois heures par jour, de onze à deux pour leur culte (id.~).
1. D’après Max. Quantin, Histoire anecdotique des rues d’Auxerre,
in-8(\ 1870, p. 1 83- 184 •