Numéro du 25 vendémiaire an VI
3. D’après l’Observateur du i5 frimaire an \I et d’après un interrogatoire des officiers municipaux de la commune, du curé Bourdos et de l’instituteur Magny, en date du a5 frimaire an \ l (Areh. de l’Yonne).
4- Cela résulte d’un dossier assez étendu comprenant l’instruction judiciaire ouverte en lloréal an VI contre le curé Larcher el l'agent municipal. . . accusés d’avoir troublé le culte théophilanthropique ( Arcli . de l’Yonne).
3“<S I I I IMH, M\|\' l)T; l'UI Cïinon 1U\S I.ES DÉILUITEMEXTS
Craranl. a Lainsccq, à O un inc , à Coulanr/e-la- Vineuse, à Marrée' ; plus lard, en l’an Vil, à Saint-Clémcnl, à Eu risettes- le Bocage-, à I vallon 6 et dans beaucoup d’autres end roi I s sans doute.
A Kgnsclles-Ie-Boccûge , c’était le ci devant curé marié qui faisait fonctions de ministre.
A Sainl-Fargeaa, les Ihéophilanlhropes avaient d’abord demandé un local séparé, la grande salle des assemblées primaires ', mais la municipalité les obligea à partager l’église avec les catholiques0. Après chacune de leurs cérémonies, les Ihéopliilanlhropes enlevaient leurs écriteaux et décorations, tandis que les catholiques laissaient à demeure leur autel, leurs statues et tout l’attirail de leur culte. Le commissaire du Directoire, Robineau, ardent ihéophilanthrope, se plaignit au ministre de l’intérieur de celte différence de traitement des deux cultes. Le ministre, François de A'eufcliàleau, fit à la plainte de Robineau une curieuse réponse, qu’il n’envoya point mais garda, « comme pouvant donner matière à quelques réflexions utiles6... » « Il convient que les statues et les tableaux des catholiques contrastent avec les bannières de la philosophie et de la liberté. Je ne doute point que les mono monts du fanatisme ne rappellent les idées chères aux esprits faibles et ne nuisent au progrès des institutions républicaines. Le vœu que vous formez de voir disparaître ces images en quelque sorte conspiratrices, me paraît d’autant plus raisonnable que les catholiques ne manqueraient pas de témoigner leur répugnance si, dans ce même temple ouvert à tous, des ministre d’un culte quelconque
1 . D’aprcs des renseignements puisés aux Archives de IA onne.