‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 264 sur 519 · I.A THLOI’IIII. VN TIIKOPIE U VILLAGE · texte numérisé non relu

I.A THLOI’IIII. VN TIIKOPIE U VILLAGE

plaçaient à demeure les symboles de leur foi. Evitons cependant les mesures coercitives que la loi n’autorise point et qui ne pourraient qu’cnllammer les tètes exaltées. Les voies de conciliation me paraissent les meilleures pour arriver au but que vous proposez... »

A Mifjé, les chefs du culte théophilanthropique étaient les citoyens François Louny, L. Plagnier, J.-Séb. Trousseau, Claude Dantin, Edme Georgin, Gabriel Berd in, Laurent Dantin, Laurent-Charles Bernaud, Edouard Trousseau, ,I.-B. Georgin, Etienne Berdin et Romain Finet, qui déclarèrent à la municipalité, en prairial an N 1 vouloir remplir alternativement les fonctions de ministre

À Saint- Florentin, un généreux donateur1 2 3 fi t des avances assez considérables pour les frais de l'installation du temple. Les directeurs du culte étaient des c\ moines ou des exprèlres, d’abord un ancien minime de la maison de Briennc que Bonaparte placera plus tard à la Malmaison ", ensuite un ancien génovéfain du nom de Laval, qui était en même temps officier municipal, enfin un nommé Beugnot, qui avait été élu curé constitutionnel d’Avrolles en 1791. Leurs fidèles furent nombreux, autant qu’on peut en juger par les termes de l’arrêté municipal, qui accorda l’église au nouveau culte, « sur la demande d’un grand nombre de citoyens habitants de la commune ». Une chronique catholique locale avoue (pic. « beaucoup de gens de la dernière classe ne présentèrent plus leurs enfants au baptême, mais les envoyèrent avec parrain et marraine au prêche philanthropique ».

Les lecteurs de Saint-Florentin semblent avoir suivi le rite de Sens, car, d’après la même chronique, ils distribuaient à leurs offices « quinze petits pains longs d’un quarteron », dont une partie était réservée aux pauvres.

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