Histoire des Sectes, I, p
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gociait alors avec le Portugal, traité qui d’ailleurs ne fut point ratifié. D’après Grégoire, cette disposition « avaiL un but caché. On ne l’eût point stipulée en négociant avec les États-Unis, l’Angleterre, la Hollande, pays où la liberté des cultes est sans limites. Mais l’introduction du culte déiste dansdeuxpays très catholiques, comme Naples et le Portugal, aurait pu effaroucher les nationaux ; il fallait d’avance parer aux obstacles. »
Il me semble que l’induction est tirée de bien loin. 11 est difficile de voir dans la clause incriminée autre chose que le désir du Directoire d’assurer la liberté de conscience à ses représentants à l’étranger et à ses nationaux.
Conclusion. — De cette rapide esquisse, probablement très incomplète, du mouvement théophilanthropique hors de France, il me sera peut-être permis de tirer cette conclusion : c’est que la tentative de Chemin n’avait pas seulement des racines profondes dans le développement historique de notre pays, mais aussi qu’elle correspondait en quelque sorte à un étal d’esprit international. L’idée de donner au déisme une forme cultuelle était dans l’air à la fin du xvme siècle. David Williams à Londres, BasedoA\ à Dessau avaient essayé de constituer une église déiste avant que Chemin cl Haiiy, grâce aux circonstances particulières que traversait la France, ne reprennent le même projet et ne réussissent à lui donner une consistance sérieuse.