‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 295 sur 519 · Circulaire du ao tlorcal an \ II · texte numérisé non relu

Circulaire du ao tlorcal an \ II

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ciscs sur les sciences physiques considérées dans leurs rapports avec les besoins de la société. « La collection de tous les annuaires fournira des matériaux nécessaires pour composer l’histoire physique et économique du sol entier de la République1. »

Le Bulletin décadaire. — Le Bulletin décadaire, prévu par la loi du i3 fructidor, devait être le journal olliciel et comme le bréviaire périodique du culte républicain. Le Directoire, chargé de sa rédaction, ne pouvait manquer de se servir de ce « puissant levier politique ». Le chef tle la presse officieuse directoriale, Barbet, à qui la direction du journal avait été indirectement offerte, comprenait parfaitement ce qu’on attendait de lui et définissait par avance son programmé en ces termes : « Le bulletin décadaire, disait il, pour garder une apparence de neutralité, évitera les personnalités qui doivent être réservées uniquement aux journaux, dont le Directoire se conserve la direction secrète. Ses rédacteurs auront assez de souplesse dans les talents pour se nuancer pour ainsi dire, en raison de nos oscillations politiques, s’emparer des moindres incidents qui peuvent prendre sur l’opinion aine influence favorable... 11 faut le raffinement d’un ingénieux machiavélisme (celle expression peut être employée auprès des gouvernants, qui sans doute ne lui donnent pas son acception vulgaire) pour analyser les philippiques de certains orateurs, de manière que les passions haineuses et l’arrière-pensée de l’ambition y paraissent aux regards vulgaires sans leur populaire travestissement. Il faut faire valoir avecadresse l’opinion qui tient aux vues directes du gouvernement , sans paraître l’adversaire de celles qui lui sont opposées, surlour lorsque le Sénat accorde à cellesci une confiance trop prématurée. Il faut que les rédacteurs plient leurs pensées avec la même souplesse qu’ils

i. François de Ncufcbîllcau tomba du ministère, lin mois environ après celte circulaire, qui resta probablement sans grand effet. Je n’ai retrouve aucun annuaire rédigé par îles professeurs d’école centrale. — A noter, en passant, que les statistiquesdépartementales, dressées sous l’Empire par les préfets, répondront à une idée analogue à celle qu’exprimail François de Neufchâteau.

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