MESURES CONTRE EES PRÊTRES
lulionnel d’Inglange qui fut dénoncé par l’administration centrale de la Moselle. Tous les députés du département, Couturier, Baer, Husson, Rolland, Girol, Gobert et Barthélemy demandèrent à deux reprises sa liberté au Directoire, garantissant son parfait républicanisme et accusant les « partisans des insermentés » d’être cause de ses malheurs. Le ministre dut reconnaître l’erreur commise1.
Pour miner la superstition, le Directoire ne se borna pas à frapper ceux qui la propageaient. En floréal an VI, les réunions de plus de dix personnes dans les oratoires privés furent interdites et un grand nombre d’oratoires fermés2. Le 17 messidor an 'N I, les Annales de la religion, journal des constitutionnels, furent supprimées comme « opposant les lois de l’Eglise aux lois de l’État et les cérémonies religieuses aux institutions républicaines, etc.3» . Le gouvernement redoubla dYtTorls pour obtenir des prêtres constitutionnels le transfert de leur messe au décadi. François de Neufchâteau envoyait ses félicitations aux prêtres qui donnaient ce bon exemple4 5. Pour les récompenser, il faisait payer un quartier de leur pension, et regrettait que l’état du trésor ne lui permit pas de généraliser cette mesure gracieuse à tous les prêtres qui contribueraient ainsi aux succès des institutions républicaines’’.
Les conseils de Dupin. — Le commissaire central