‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 321 sur 519 · DÉPARTEMENTS. - REGION PARISIENNE · texte numérisé non relu

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tueuse » qu’il prête à la même foule. Je croirais plus volontiers que les assistants n’étaient pas toujours si sages, car, le 6 brumaire an Vil, la municipalité se vit obligée d’édicter un règlement, « afin de maintenir l’ordre et de réprimer la malveillance ». Il y était dit entre autres choses que les citoyens devaient se tenir découverts et ne pas monter sur les bancs et les chaises, prescriptions qui donnent à penser.

Seine-et-Marne. — L’administration centrale de Seineel-Marne n’était pas moins bien disposée pour le culte républicain que sa voisinede Seine-et-Oiseh Dans une lettre au ministre de l'intérieur", la municipalité de Meaux se rendait ce témoignage qu’elle n’avait rien négligé pour rendre brillantes les fêtes nationales et décadaires.

Chaque décadi, un orchestre nombreux composé d’amateurs exécutait des chants civiques « parodiés des meilleurs opéras. » Les paroles étaient l’œuvre d’un habitant de la ville. François de Neufchâteau témoigna sa satisfaction en envoyant aux municipaux quelques partitions de musique ollicielle.

Loiret. — Dans le Loiret, le commissaire du canton de Bazoches, Druilhct composa un Annuaire chantant1 2 3, recueil de chants et livmmes pour toutes les lètes de I années. L’administration centrale félicita l’aulcur, le 2(1 frimaire an VII, et recommanda son ouvrage aux instituteurs et fonctionnaires publics.

1. Voir plus liant, p. 3a 1, noie 3, son attitude à l’égard delà théo- | >1 1 i la ti 1 1 1 copie . Grégoire a noté que celte administration ordonna des poursuites contre Charles Dcny l.emoine qui avait fait danser un jour correpondant a i ci-devant dimanche, et qu’elle destitua le commissaire du canton qui l'avait toléré {Histoire fies sectes, I, p. 275).

2. Kn date du 19 thermidor an \I (Arcli. nat , Fl7a 129(1). Dans celte lettre apostillée par les députés de Scine-et-Oisc, la municipalité demandait au ministre de bien vouloir lui accorder « une distribution de quelques partitions de chants patriotiques que le Conservatoire exécute aux fêtes nationales ». François de Neufchâteau accorda les partitions, mais en réclamant le secret.

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