Aulard, Culte de la liaison, p
2. R. Reuss, La cathédrale de Strasbourg pendant la Révolution , p. 617. Le récit qui suit est emprunté au même ouvrage.
3. Le rédacteur de la publication était le pasteur Schaller de PtafTenhoferi, bien connu, dit M. Reuss, dans la littérature alsacienne par son poème burlesque, la Sluziade, illustrée par le crayon de Zix.
RÉGION DE l’est. - MEURTHE, VOSGES 4q3
Et M. Reuss- affirme que les homélies laïques, prononcées à la cathédrale, sont souvent « l’expression émue des sentiments les plus dignes de respect ».
Dans le département, la plupart des ministres protestants consentirent à observer le décadi. Grégoire le reconnaît1, mais ajoute qu’ils n’avaient pas pour eux l’opinion générale de leurs fidèles.
Meurthe. — A Nancy, où les autorités étaient secrètement favorables aux constitutionnels2 3 * 5, les fêles décasaires furent instituées dès floréal an VI A Mais elles n’obtinrent qu’un succès très médiocre. Dans le reste du département, elles ne furent qu’un simulacre. En pluviôse an VII, le commissaire central Saulnier, avouant son échec, expliquait que la grande majorité des prêtres constitutionnels avaient refusé de fêter le décadi, de peur d’être abandonnés par leurs paroissiens. Quelques-uns seulement avaient consenti à célébrer à la fois le dimanche et le décadi. Beaucoup d’agents mettaient une mollesse excessive à réprimer les infractions aux lois sur le repos décadaire et les fêtes civiques, sauf dans les villes, n’avaient guère comme assistants que les fonctionnaires. On n’avait même pas réussi à empêcher la sonnerie des cloches '.
Vosges. — L’administration centrale des Vosges se montra plus zélée patriote que celle de la Meurthe. Beaucoup d’églises, d’après Grégoire s, furent fermées le dimanche. Les prêtres constitutionnels, l’évêque Maudru en tête, consentirent à fêler le décadi, tout en continuant, il est vrai, à fêter le dimanche6. Le commissaire central Dien-