‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 336 sur 519 · U UE · texte numérisé non relu

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ne fut pas négligé. L’administration centrale arrêta, en l’an VII, la fermeture de toutes les églises, où la messe serait dite le dimanche '. Grégoire a relevé un certain nombre d’actes de pression ou d’intiminâtion commis par les différentes autorités du département à l’égard des prêtres.

Les réunions décadaires paraissent avoir été particulièrement brillantes à Chalon-sur-Saône. La municipalité de cette ville les organisa, de sa propre initiative, dès le lendemain du 18 fructidor1 2. L’église Saint-Vincent fut transformée en « temple de la Réunion », et les autorités y vinrent chaque décadi lire les lois, prononcer des discours, entendre des chants civiques. Le temple de la Réunion était orné d’un obélisque tenant lieu d’autel, et d’un grand tableau de six pieds de haut représentant la Liberté3 4 5. Comme à Besançon, les fêtes nationales furent souvent célébrées en plein air, sur la place de Beaune, où s’élevait un autel à la patrie. Les cortèges étaient nombreux et attiraient la foule.

Aube. — Dans l’Aube, les patriotes étaient en minorité ; le commissaire central évaluait leur nombre au cinquième des citoyens. \ Troyes, il était de bon ton de ne pas paraître républicain et les commerçants fermaient leur boutique le dimanche, moins par conviction religieuse que par esprit frondeur1. Aussi le commissaire central Fougère écrivait il au ministre de l’intérieur, dans son compte du 3 frimaire an VII 51 : «... Je suis indigné du désordre et de l’indépendance qui règne dans les réunions décadaires à Troyes même. Dans les communes rurales, elles sont nulles. Les administrations n’ont point de fonds disponibles pour couvrir la dépense que ces établissements exigeraient. Voilà la pierre d’achoppement.

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