‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 352 sur 519 · RÉGION 1)E L’OUEST. — EURE. - CALVADOS · texte numérisé non relu

RÉGION 1)E L’OUEST. — EURE. - CALVADOS

probation, de s’abstenir de monter sur les bancs et sur la cheminée. Un piquet de deux cavaliers placé, devant la porte, devait dissiper les attroupements « et empêcher (pie le peuple et les enfants suivent les mariés et se permettent aucune espèce d’injure ». La municipalité projeta un instant de faire aménager l’église Notre-Dame pour les fêles décadaires, mais sou projet n’eut pas de suites, faute de fonds.

Eure. — Si ou en croyait les rapports du commissaire central, le culte décadaire aurait eu une certaine consistance dans l’Eure. Rendant compte de la fêle du 21 janvier, il écrit1, le 3o ventôse an VII, que « dans tous les cantons on a cherché à donner à cette importante cérémonie toute la pompe qu’elle exige et à la rendre intéressante par tous les accessoires que les localités permettaient ». Malgré la rigueur de la saison, on s’était empressé de se rendre à la cérémonie, ce qui montrait bien les progrès de l’esprit public. Parmi les membres de l'administration centrale figurait un prêtre défroqué, Rioust, ci-devant grand vicaire de Nevers. Grégoire dit qu’il mit un grand zèle à faire chômer le décadi et que dans plusieurs cantons, on persécuta les prêtres2.

Caltados. — L’administration centrale du Calvados, composée de patriotes convaincus, et stimulée par un commissaire énergique, prit sa tâche au sérieux et s’appliqua à faire vivre les institutions républicaines. Ses proclamations dénoncèrent les crimes du fanatisme et traitèrent d’ennemis de la République tous ceux qui chômaient le dimanche3.

A Caen, les professeurs de l'Ecole centrale travaillèrent pour les fêtes nationales. L’un d’eux, Bouisset, professeur de littérature, composa pour la fête du 2 pluviôse une longue invocation en versa l’Etre suprême, dans laquelle

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