C.II.TE DÉCADAIRE ET TllÉOEIIlI.AISTIIftOPlE
il condamnait « le double délire du fanatisme cl de l’impiété1 2 3 ».
A l'inverse de ce qui se passait dans de nombreux départements, certains cantons ruraux du Calvados fêtaient dignement le décadi. A Argences, les cérémonies avaient de la « pompe” ». A Courtonne-la-Ville, la lête de l'Agriculture réunissait « un grand concours de peuple », au pied de l’arbre de la Liberté. Le cortège était précédé d’une « déesse de la Liberté », comme en Lan Il:i.
A Trévières, le commissaire Vimard, dans un réquisitoire original, réclamait la fermeture des églises tous les jours sauf le décadi et la révocation de tous les agents municipaux qui seraient en même temps ecclésiastiques, « comme tenant à une filiation ou corporation étrangère ou à des vœux de religion 4 5 6 ». Dans le Calvados, en effet, beaucoup d’administrateurs étaient en même temps prêtres. Placés entre leurs fonctions politiques et leurs fonctions religieuses, ils durent souvent être assez embarassés poulies concilier8.
Eure-et-Loir. ■ — Dans l’Eure-et-Loir, le commissaire central écrivait, en ventôse an Yl, que le culte catholique n’était plus exercé dans la majeure partie du département et que les rares prêtres encore en fonctions avaient transféré leurs cérémonies au décadi u.
Maine-et-Loire. — Angers, où La Révellière comptait de nombreux amis, ne pouvait manquer de faire bon ac-