RÉGION DU SUD EST. — DROME. - VA R, ETC
despotisme était enchaîné. Les autorités prononcèrent des discours, on chanta des chœurs et des hymnes et le soir au théâtre on joua Drutiis et I Offrande à la Liberté '1
Drôme. — Dans la Drôme, de l’aveu du commissaire central, les institutions républicaines ne pouvaient soutenir la concurrence des cérémonies religieuses. Les protestants, eux-mêmes, chômaient le dimanche *.
Vaucluse. — A Avignon, l’administration municipale était favorable aux constitutionnels et les Annales de la Religion font son éloge ’.
Var. — L’administration centrale du Y ar, dans plusieurs proclamations, essaya de secouer la torpeur des municipalités et de les engager à faire quelque chose pour le culte républicain4. Elle fit imprimer en l’an ô II un « recueil de chansons propres à chacune des fêtes qui se célébraient dans le cours de l’année », dont I auteur était un instituteur de Grasse, Joseph Artaud, poète plutôt médiocre. Le recueil était mis en vente à 2 5 centimes par les greffiers des municipalités.
A Draguignan, les fêtes nationales furent célébrées avec régularité. En général, les organisateurs ne s’écartèrent guère du programme de François de Neufchuteau. Les jeux, courses, danses, etc., y tenaient une place importante.
Si ou en croyait les procès verbaux, certaines (êtes auraient obtenu un grand succès et même provoqué de l’enthousiasme (par exemple la fête du 2 pluviôse an \ II).
Les réunions décadaires se tenaient dans l’ancienne église paroissiale transformée en « temple de la Raison ». En l’an VIII, la municipalité affirmait que les décadis étaient « religieusement observés » dans la ville.
Dans plusiéurs communes du département, par exemple à Lorgnes, les magistrats municipaux et les prê-
1. D’après le programme imprimé. Arch. liai., F1 C111 fsère 8.