REVIREMENT ANTICLÉRICAL
Revirement anti-clérical. — Discussion religieuse aux Conseils. — La joie clés catholiques constitutionnels fut de courte durée. Les jacobins des Conseils et du Directoire ne tardèrent pas à s'émouvoir des progrès rapides que faisait le catholicisme. Les réfractaires sortaient de leurs cachettes, reprenaient les églises dans les communes oii les autorités leur étaient tavorables; les constitutionnels se joignaient à eux pour dénoncer 1 impiété du culte décadaire. Les « institutions républicaines » parurent en péril. Dès le 7 messidor, un député clés Cinq- Cents, dont le nom n’a pas été conservé1 Il, accusait d’ « erreurs politiques » les opinions de Boula y (de la Meurthc) et de François (de Nantes) : « Parce qu’on a parlé à la tribune de la liberté des cultes, déjà on crie dans tout Paris le triomphe de la religion catholique, déjà on ouvre les églises et les prêtres reprennent leur empire et leur ministère... » Sans doute, le jacobin Ouirot répliquait en invoquant la Constitution et en dénonçant une lois de plus « le despotisme trimmiral », <pii avait déporté les ministres du culte attachés à la République, des prêtres mariés qui n’exerçaient plus leurs fonctions, mais il 11e pouvait nier la réalité des progrès du catholicisme depuis le do prairial. Le lendemain, les républicains anticléricaux combattaient de plus belle les mesures de clémence proposées par François (de Nantes). L’un d'eux2 donnait lecture de lettres écrites dans 1 Yonne, « département jusque-là parfaitement soumis », dans lesquellos était signalée une « réaction sacerdotale ». « Déjà, disait il, 011 parle du rétablissement de la religion catholique. » Comme I orateur de la veille, il prenait la