‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 389 sur 519 · T. IX, p · texte numérisé non relu

T. IX, p

2. Cette réponse sc trouve en marge de la lettre de 1 administration centrale de l'Indre (Arch. nat., F7 432).

3. 11 écrivait par exemple au Directoire, le i 4 messidor an Ail : « Par une lettre du 11 de ce mois j’ai invité le bureau central de Paris à apporter la plus grande activité dans ^exécution des lois repu blicaines relatives à l’exercice des cultes et a la célébration du décadi.

Par une lettre de ce jour je stimulé de nouveau le zèle de ces administrations. » (Arch. nat., Al,Ilt 4ç )

i. Sur sa proposition, le Directoire prit, le 9 thermidor an 4 II, un

arrêté qui transférait dans les maisons de réclusion du département de

l’Yonne les prêtres actuellement en réclusion ou en surveillance dans

cm TE 1H et ETE DÉCADAIRE

Mais les circonstances rendaient la tâche des deux ministres bien difficile. La République traversait une crise d’une extrême gravité. Depuis les victoires de Souvarof, l'invasion mcnaçaitles frontières et les Yendées renaissaient à l’intérieur. Toutes les ressources du Trésor devaient nécessairement aller à la défense nationale.

Les fêtes nationales a cARis. — La célébration des fêtes nationales au Champ de Mars occasionnait des frais considérables. Pour les réduire, Quinette proposa au Directoire de remplir les cérémonies par des évolutions militaires qui ne coûteraient rien. « De cette façon, écrivait-il, les fêtes auront encore de l’intérêt,' quoique dénuées d’éclat. » Le Directoire adopta, le i/| messidor, l’arrêté qui lui était soumis1. Le même jour, un autre arrêté ordonna aux artistes, encouragés par le gouvernement, de ne traiter que des sujets patriotiques ou moraux, et de communiquer au ministre de l’intérieur le programme de toutes les œuvres qu’ils entreprendraient pour le compte de la République. L’artiste, qui avait obtenu dans l’année le premier prix de peinture, devrait prendre pour sujet l’assassinatdesplénipotentiaires français à Rastadt, et une médaille serait frappée pour rappeler le même forfait2.

De son style net, précis, un peu sec, Quinette continua à régler le programme de chaque fête nationale, en s’inspirant de très près des. circulai res de son prédécesseur ".

Quatorze juillet. — Au 1 4 juillet (2 5 messidor), dans tous les temples décadaires brûla sur un autel le feu,

les différentes communes du Haut et Bas-Rldn, de la Meurtheet de la Moselle (Arch. nat., F19 4 8 1 a Yonne).

1. Voir l'arrêté et la lettre du ministre dans Aulard, V, 697.

Page 1