Grégoire
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ville1, ils demandaient qu'on leur accordai quelques-uns des temples occupés par les catholiques. Je jouai mon rôle en iemme prude. On prit mon refus pour de la prudence cl l’on revint le lendemain à la charge. Le divide de l’évêque de Blois lui mis en pratique. On accorda aux théophilanlhropes tous les temples qu’ils demandaient el ils donnèrent tète baissée dans le panneau. C’est de celle occupation simultanée de douze temples par les théophilanlhropes (|uc date le premier et terrible échec qu’ils aient éprouvé. Et l’on m’accuse d’être le pape des théophilanlhropes !... »
Chemin lui-même se fera l’écho affaibli de ces étranges récriminations contre La Révellière. 11 lui reprochera de n’avoir pas cherché à connaître l’organisation de la théophilanthropie, « ni à donner quelque appui aux hommes, qui seuls en dirigeaient la partie littéraire el morale " ».
Tous les théophilantliropes, il est vrai, ne poussèrent pas si loin l’injustice el l’ingratitude. Un certain Camus, qui signe « ministre du culte théophilanthrope », s’honora même en écrivant une Défense du Corps législatif, du Directoire et de ses agents \ dans laquelle il s’efforça de prouver que les anciens directeurs étaient irréprochables dans leur conduite privée comme dans leur politique extérieure. Mais il le fil si maladroitement qu’il fournit plutôt des armes contre sa propre cause. Ne félicite-t-il pas l’ancien Directoire d’avoir voulu « renverser tous les tyrans couronnés » el d’avoir tout subordonné à la réalisation de « ce plan sublime4 5 » i1
Attitude très digne de La Révellière. — Si l’ingratitude de ses anciens protégés dut lui être amère, s’il lut sensible à leurs outrages, La Révellière fit preuve du moins d’assez de dignité pour n’en rien laisser paraître. Dans le long mémoire qu’il consacra à son apologie”, il