‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 445 sur 519 · DERNIÈRES POLEMIQUES · texte numérisé non relu

DERNIÈRES POLEMIQUES

prospectus d’une nouvelle école théophilanthropique, le Lycée de Morale, de Littérature et de Sciences. Cette école dut rester à l’état de projet, mais que les théophilanthropes en aient eu alors l'idée, cela prouve assez qu’ils se croyaient assurés de l’avenir.

On comprend aussi que La Révellière ait pu affirmer dans ses Mémoires que la théophilantliropie fut frappée par Bonaparte en pleine force. Il s’exprime en ces termes: « Le Coulteux de Canleleu, Rallier, Goupil de Préfelne, Dupont de Nemours etc... s’étaient mis à la tête de la théophilanthropie. Ils lui avaient donné une grande consistance. Saint-Sulpice, Saint-Germain l’Auxerrois et d’autres temples encore se remplissaient tous les décadis de familles respectables de toutes les classes et particulièrement de la classe riche et éclairée. Tout annonçait la stabilité et la propagation d’un culte, dont les résultats ne pouvaient manquer cl’être heureux pour la morale et la liberté l. »

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Dernières polémiques. — Lne preuve indirecte de la vitalité des théophilanthropes nous est encore fournie par les attaques de plus en plus violentes, dont ils redeviennent l’objet. Tandis qu’en l'an X III, la presse et les pamphlets gardent sur eux un silence presque complet et que les catholiques affectent volontiers de les ignorer, en l'an IX au contraire, la guerre de plume reprend de plus belle. Un certain G. -A. Grosier railla dans Y Année littéraire « les fdoux en troupe »,qui « entreprenaient de singer la religion patriarcale et qui croyaient bonnement honorer l’Être suprême en portant dans scs temples quelques laitues et quelques carottes2... » La plaisanterie piqua Chemin au vif. 11 v répondit dans une note un peu vive de

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