‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 446 sur 519 · Mém., II, p · texte numérisé non relu

Mém., II, p

2. Année Littéraire, an IX, t. II, p. 391. L'abbé Sicard collaborait assez souvent à celte revue très catholique.

Qu'est-ce que la théophilanthropie ? et traita Grosier d’exjésuite1.

^ ers le même temps le petit poète Armand Charlemagne insérait dans ses Poésies fugitives une « épître aux théophilanthropes », où les traits malicieux n’excluaient pas une douce ironie2. Après avoir rappelé dans des vers de mirliton que Moïse avait fait accepter ses lois aux Hébreux en les plaçant sous l’égide du ciel et que

« Le Miracle de l’éloquence Etablit son titre et ses droits » ;

que

« Jésus a régné par le martyre et la douceur » :

que

« Mahomet, Cartouche d’Arabie,

Fit à La Mecque usurpée Enregistrer son Alcoran » ;

que, plus récemment enfin, Robespierre avait imposé son « culte absurde » par la guillotine, le poète se tournait alors vers les théophilanthropes :

« Et dites-moi, grands fondateurs D'une religion mystique,

De l’adoration antique 3 Philanthropes réformateurs,

Quelle vertu vous est acquise.

Quelle force vous est promise,

Quels sont vos moyens, vos talents.

Pour vous attirer les croyants,

Et les soumettre à votre église ?

D’irrésistibles procédés

Seuls de nos cœurs vous rendraient maîtres: Terrassez ou persuadez,

Voilà la logique des prêtres !

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