Sur cette seconde théophilanthropie, voir l’épilogue
!\. Garolus Desmonts, Notice historique sur In théophilanthropie, publications du comité central théophilanthropique ; 1 882, in -8, sub Jirteni,
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ries1 ». L’auteur de Y Histoire secrète du Directoire montra La Révellière assistant chaque décadi au service divin des théophilanthropes et même célébrant leur messe, « avec une mômerie bien ridicule », et il ajouta avec aplomb : « Je me le représente encore vêtu d’une aube blanche, ceint d’une écharpe bleue... 2 3 4 5 »
Que les écrivains catholiques aient accueilli la légende, qu’ils l’aient propagée et embellie, cela n’est pas pour nous étonner, mais que les historiens, dits libéraux, ne l’aient pas combattue, l’aient subie en quelque sorte, lui aient donné asile, cela devrait nous causer quelque surprise. La surprise cessera, quand on voudra bien réfléchir que ces libéraux, ceux surtout de l’époque de i83o, se montraient très respectueux delà religion et affichaient volontiers des sentiments chrétiens. Il était dans l’ordre que M. Thiers consacrât à la théophilanthropie ce jugement plus que sommaire :
<( Enfin, pour ajouter à la confusion, venaient les théophilanthropes, qui remplaçaient les catholiques dans les églises et certains jours déposaient des (leurs sur les autels, où d’autres avaient dit la messe. Ces ridicules secsectaires célébraient des fêtes en l’honneur de toutes les vertus, du courage, de la tempérance, de la charité, etc. ’. A la Toussaint, par exemple, ils en avaient consacré une au respect des aïeux. Pour les catholiques sincères, c’était une profanation des édifices religieux que le bons sens et le respect dû aux croyances dominantes'* commandaient de faire cesser \ »
Conclusion. — Le problème de la démocratie. — En réalité la théophilanthropie, [tas plus d’ailleurs que
1. Cli. Lacretelle, Dix années d’épreuves pendant la Révolution, p. 299, i8'i2, in-8.
2. Histoire secrète du Directoire, attribuée à Fabre de l’Aude et, paraît il, rédigée sur ses notes, I, p. 167, i83.3, in 8.
3. Jamais que je sache les théophilanthropes n’ont célébré de fêtes en l’honneur de ces trois vertus.
4. Que devient la liberté avec « ce respect dû aux croyances dominantes » ?
5. Thiers, Consulat et Empire, lf, p. i63; édit. Furne, 187.4.
CONCLUSION