‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 54 sur 519 · CHEMIN · texte numérisé non relu

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national,... et... ce que les meilleurs philosophes, moralistes, orateurs et poètes anciens cl modernes ont dit de l’Etre suprême, de l'homme, sa créature, de ses devoirs envers lui même, envers ses semblables et envers son auteur... » Ce manuel, qui s’ouvre par le célèbre rapport de Robespierre sur les fêtes décadaires, fait déjà songer aux futurs ouvrages tliéopli ilan thropiques et notamment à la Morale des sages ou à Y Année religieuse, qui en reproduiront plusieurs parties.

Quand Robespierre fut mis hors la loi, Chemin se rangea du côté de la Convention. Si on en croit Courtois, qui lui décerne des éloges dans son rapport sur la conspiration, il travailla la section révolutionnaire1 2 3 * dans la nuit du 9 au 10 thermidor et contribua à la maintenir dans le devoir. Le robespierriste Bernard, qui y prêchait la révolte, aurait été arrêté par ses soins5. Tout modéré qu'il fût, il ne se laissa pas emporter par la réaction thermidorienne et demeura fidèle à l’idéal républicain. En l’an IV, il est, avec le Directoire, également éloigné des anarchistes et tics royalistes. Nous connaissons ses opinions d’alors par une brochure qu’il publia en nivôse an V (7 janvier 1797), Y Examen des candidats aux prochaines élections '. Avant d’aller voler, il s’informera, dit il, de la probité cl des mœurs du candidat... « Je ne lui demanderai pas s’il est de telle ou telle secte, mais s’il a des principes religieux. Car la pratique du bien est immédiatement liée pour la généralité des hommes à la croyance de l’existence de Dieu et de l’immortalité de l’âme... »

Il lui demandera aussi s il est sincèrement attaché au gouvernement établi, s’il est disposé « à cicatriser les

1. Il habitait, alors rue Glatigny, n° 10, en la Cité, au bas du l’ont de la Raison. — La section révolutionnaire était la section do l' Hôtel de Ville. Notons qu’il changea très souvent de logement, ce qui n’indique pas probablement une situation bien prospère pour un libraire. — En 1791, il habile rue de la Juiverie; en 1793, rue Glatigny; en 179Ü, rue Neuve-Estienne, n° a5, près l'Estrapade; en 1798, rue de la Harpe, n° 307; en l’an Nil. Pont Michel, n° ai ; en 1819, rue des Pèlerins Saint-Jacques.

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