‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 6 sur 519 · M. Aulard ne les a pas fait entrer dans son recueil · texte numérisé non relu

M. Aulard ne les a pas fait entrer dans son recueil

SOIRCES MANUSCRITES

daires ou mensuels des commissaires centraux des départements forment une collection unique pour 1 histoire du Directoire, tant par l’abondance que par la précision et la sûreté de leurs renseignements. J’en ai fait le plus grand usage. A ces comptes décadaires sont joints assez souvent des pièces imprimées et même des brochures, presque introuvables.

La bibliothèque de la ville de Paris possède une série d’autographes provenant de la vente Etienne Charavay cl concernant les sociétés théophilanthropiques de Paris. La Bibliothèque nationale conserve un manuscrit, inédit de M'ne de Staël, dont un chapitre est consacré à la théophilanthropie '.

Dans les départements, les registres des délibérations des administrations municipales donnent presque toujours le texte des pétitions, par lesquelles les sociétés théophilanthropiques de province demandaient l’usage des églises, conformément à la loi du 11 prairial an III. Les mêmes registres donnent aussi les arrêtés et actes divers des municipalités à leur endroit.

Les comptes décadaires des commissaires cantonaux, conservés aux archives départementales, contiennent souvent des renseignements précieux sur l’histoire fies diflerentes sociétés théophilanthropiques, sur leurs chefs, leurs adhérents, leurs rapports avec le pouvoir, etc.

Malheureusement les recherches sont en général rendues difficiles dans les dépôts départementaux par l’absencede classements et d’inventaires, même sommaires. Au cours de deux voyages d’archives, j’ai exploré les dépôts cl les bibliothèques des villes suivantes: Rouen, Le Havre, Caen, Angers, Blois, Poitiers, Bourges, Nevers, Auxerre, Troyes, Châlons-sur-Marne, Laon, Dijon, Versailles.

i. Hib. nat., mss. fr. nouv. acq. i3oo. — Lems.de Mme de Staël est intitulé Des circonstances actuelles qui, peuvent terminer la Révolution cl des principes qui doivent fonder la République en France. J’ai donné une analyse et des extraits du chapitre, qui concerne la tbcophilanthropie, dans un article fie La Révolution française du l4 mai njod.

W KKTISSEMICNT

J ai essayé, mais en vain, cle retrouver cl. d’atteindre les mémoires manuscrits sur la théophilanlhropie envoyés, en même temps que celui de Chemin, au concours organisé par la société de Harlem en 1799. La société teylé— lionne de Harlem existe toujours. J’ai fait faire auprès d'elle des démarches pressantes, j’ai écrit au secrétaire. Le tout sans résultat.

Pour le culte décadaire, les sources manuscrites sont en général les mêmes que pour la théophilanthropie. Les comptes décadaires ou mensuels des commissaires centraux ont été ma source principale.

Le travail historique devient de plus en plus une tâche collective. Je dois remercier ici en première ligne mon excellent maître, M. Aulard qui a suivi mes recherches dès le début avec un vif intérêt,’ m’a signalé et communiqué des textes et ouvrages importants. Cette étude lui doit beaucoup.

M. A. Gazier, professeur à la Sorbonne, a mis à ma disposition avec une parfaite bonne grâce, les papiers de Grégoire et plusieurs ouvrages de sa bibliothèque. M. Georges Gazier, son fils, archiviste paléographe, m’a spontanément envoyé copie de plusieurs pièces importantes des archives municipales cl’Auxerre dont il a fait le classement.

Aux Archives Nationales, MM. Tuetey, Schmidt, Gerbaux, Le Grand, Viard, à la Bibliothèque de la ville de Paris, M. Jacob, ont singulièrement facilité mes investigations et m’ont mis parfois sur des pistes fructueuses.

Dans les départements, j’ai rencontré en général des archivistes et bibliothécaires complaisants, mais j’ai eu en particulier à me louer de M. Porée, archiviste de I Vonne, de M. Garnier, archiviste de la Cote-d’Or, de M. Souchon, archiviste de l’Aisne, de M. brouillard, archiviste du Loir-et-Cher, de M. Richard, archiviste de la Vienne, de M. Bénet, archiviste du Calvados, de M. Lucien Morel, archiviste municipal de Troyes.

M. le Dr Suber, mon ami Y. L. Bourilly, professeur

AVERTISSEMENT

au Lycée de Toulon, m’ont envoyé des communications sur la théophilanlhrépie à Ncvers cl à Toulon.

Mon ami, Pierre Conard, pensionnaire de la Fondation Thiers a copié pour moi plusieurs documents tant aux Archives qu’à la Bibliothèque Nationale.

M. Paul Dupuy, surveillant général à l’Ecole normale supérieure, m’a prêté les rituels lliéophilanthropiqucs de sa bibliothèque.

Mon ami, M. kiersch, professeur d’histoire à Rotterdam, a fait pour moi des démarches auprès de la Société teylérienne de Harlem.

Que tous reçoivent l’expression de ma reconnaissance.

Caen, juin kjo3.

INTRODUCTION

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