‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 79 sur 519 · L’Auteur et l'imprimeur, La Vogue. Poème sur la Aertu · texte numérisé non relu

L’Auteur et l'imprimeur, La Vogue. Poème sur la Aertu

8. La mort d’Annibal, Marsilie, Athénaïs, Emilie ou les Tectosages- Mandanes (ouv. cil.).

EES PREMIERES RECRI ES

rampe, et enfin des poésies morales et patriotiques1. Il composa pour les premières fêtes religieuses et morales des théophilanthropes plusieurs hymnes qui entrèrent dans leurs rituels officiels. En diverses occasions, il prit leur défense, notamment contre Grégoire, et il restera un de leurs derniers protecteurs.

Ef.s premières recrues. — A côté de ces hommes poli tiques qui prêtèrent à la secte un appui surtout moral, de simples particuliers, des littérateurs, des anciens prêtres participèrent de plus près à l’organisation du culte et figurèrent même dans les cérémonies à litre d 'orateurs ou de lecteurs. Parmi les littérateurs, citons Lefebvre de Villebrune 2 3, orientaliste et helléniste, professeur d’hébreu au collège de France, garde de la bibliothèque nationale, traducteur du Manuel d’Epictète, du Banquet des Savants d’Athénée, des œuvres d’Hippocrate, etc.

La Chapelle, un « très honnête homme », d’après Grégoire, journaliste, auteur de différents ouvrages de politique et de philosophie’, grand admirateur de Jean- Jacques. Il mit plus d’une fois sa plume au service des théophilanthropes h

J. -F. Snbry, dont nous connaissons déjà le Rappel du peuple français à ta saqesse et aux principes de la morale, occupé d’architecture autant que de religion, membre de la société batave pour la vraie religion, et pour l'encou-

1 . Recueil de Chants moraux et patriotiques, par Rallier. Paris, an VIT (Bih. nat , in-8. Invent. Ye 3io65).

2. Lefebvre de Villebrune (J. -B.), né à Sentis en 1782, mort à Vngoulèmc, le 7 octobre 1809; docteur en médecine, connaissant treize langues, professeur d'hébreu au Collège de France (1792), etc. ( Grande Encyclopédie').

3. Voir dans le Moniteur du 1 G messidor an MI son projet de pacte social. Dans ses Considérations philosophiques sur lu Révolution française, il avait fait un vif éloge de la fête du 20 prairial à l’Être suprême. — Voir dans la Décade du 3o messidor an V un compte rendu fort élogieux du livre de La Chapelle.

Moniteur du 24 thermidor an V.

Il8 LA PREMIÈRE SOCIÉTÉ THÉOPHILANTHROPIQUE

ragement des arts et des sciences1, poète à ses heures, imprimeur de son métier2.

Parmi les ex-prêtres la plupart mariés, citons: Michel, qui s’était montré très dévot au séminaire, dit Grégoire 3 , et avait écrit sous la robe un Éloge de Louis XII. Il fut l’un des premiers orateurs théophilanthropes et prononça un discours sur l 'amour de la patrie h Ses collègues se contentèrent parfois de remettre au point ses anciens prônes. Ainsi, le io floréal an Y, l’un d’eux démarquait aux Cathei’inettes un discours sur Y immortalité de lame qu’il avait autrefois dédié à Mgr l’évêque de Coûtantes *. Michel rima quelques-unes des premières hymnes du rituel des théophilanthropes.

Chassant, qui avait été vicaire de Saint-Germainl’Auxerrois et vice-président du district 6 ;

François-Nicolas Parent1, ancien curé de Boisisse-la- Bertrand 8, district de Melun, collaborateur assidu delà Feuille villageoise où il avait même suppléé Ginguené9.

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