‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 107 sur 125 · AMÉLIORATIONS · texte numérisé non relu

AMÉLIORATIONS

comme d’ un fait qui démontre que cet être quitte déjà ses caractères et s’achemine vers un autre type, auquel il tend de se rapprocher. On peut dire plus clairement qu’ils voient ce type, ou cette espèce s’avancer vers une autre (1).

Les modifications des êtres, en suivant les calculs des transformistes, sont toujours un avancement des êtres mêmes, aussi bien que leur amélioration. D’où l’on voit qu’ ils supposent de trouver sous leurs pas des avancements de F organisation vers une condition meilleure (2). Il semble qu’ils ne se préoccupent jamais des détériorations. En effet, ce n’est que par l’idée qu’une variation est une amélioration ou un développement, qu’ il est possible de présenter au monde savant la doctrine de la transformation des êtres organiques , de leur évolution, de la naissance de types nouveaux, et de l’origine des espèces par descendance.

On voit encore que ce n’est que sur l’hypothèse qu’une variation est une amélioration que l’on pourra parler de progression du simple au composé dans l’évolution des règnes organiques, et dans la succession des périodes géo-

(1) On peut consulter sur ce propos maintes pages des ouvrages de M. Darwin, et notamment Origine pag. 172, 187, 245, 251 etc.

(2) Par exemple on a dit « dans la nature rien ne dégénère.... pour l’être organisé les modifications sont le plus souvent profitables. » ( Diction, classique , artic. Dégénérescence) « ....ce sont autant de pas vers la création de types nouveaux par voie de métamorphose. » ( Diction . univers, artic. Dégénération).

VARIATIONS

logiques; évolution qui monte toujours à des formes et à des degrés supérieurs, et dont le dernier pas serait la transition du singe à l'homme.

Par là. les transformistes sont toujours à F œuvre pour recueillir, et pour étudier les variations et les modifications. Comme nous l’avons dit. ils en ont un nombre sans fin; mais bien que grand ce nombre il ne suffit pas. En effet dans F examen des modifications des êtres organiques on trouve bientôt une balte, car je crois vraie l’observation suivante: — Une modification qui prélude à un changement de type ri est pas une modification quelconque; elle a des conditions précises et indéclinables.

Les êtres organiques changent en mille manières sous nos yeux. Il faut donc débrouiller cet échafaudage de changements, qu’on comprend tous également sous le nom de variations ou de modifications. Par F alimentation et le croisement je puis obtenir la belle race du bœuf d’Italie, mais par les mêmes procédés je puis obtenir encore le bœuf de Backewel. Ce sont deux modifications , mais la première peut être une amélioration . et la seconde une détérioration. Celle-ci sera utile à l’homme, si l’on veut, pour la boucherie; mais l’espèce, V animal de la nature est dégradé. On ne peut donc prendre à œil fermé toutes les modifications en bloc, surtout dans une question telle que la transition des types par variation.

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Qu’un exemple vienne avant tout éclaircir les premiers pas de cette question.

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