B UNITÉ DE TYPE DANS U ART HUMAIN
tion par sélection naturelle, dans tous deux les cas on aura des parties inutiles ou fautives appartenant aux transitions d’une forme à 1’ autre (1). Quant à moi, je crois qu’ il n’ y a rien à faire , et , comme nous verrons plus bas, que tout ce qu’il y a dans les pattes des animaux nommés est tout ce qu’on pouvait faire de mieux en dépendance des lois mécaniques, qui règlent aussi bien le petit art de l’ homme, comme le grand art de la nature.
A propos de l’art humain, quittons, Monsieur, un instant l’atelier de la nature, et entrons dans la petite boutique de Y homme. Dans ses œuvres ne voyez vous pas Y unité de plan? Considérez un de ses travaux les plus usuels. Tout instrument qui doit parcourir nos rues porte des roues. Voitures, chariots, affustes, ambulances, locomotives à vapeur , waggons etc. , tous sont montés sur des roues. 11 y a là une uniformité remarquable; qui du reste n’est pas de seule apparence. Non, vous verrez toujours avec les roues un axe, et une foule d’autres particularités qui sont inséparables • de l’ idée d’ un véhicule (2). Eh bien, je demande, cette uniformité est-elle due à un dessein préconçu, que l’homme primitif se sqit imposé de suivre invariablement et par caprice, ou bien est-elle une nécessité mécanique? Il y a des demandes qui contiennent la réponse. En voilà une. Mais les lois mécaniques qui ont posé comme condition sine qua non pour la cons-
(1) Voir plus bas l’ examen de quelques parties nommées inutiles.
(2) N’est-ce pas le cas des vertébrés sur quatre 'extrémités flexibles?