UNITÉ DE TYPE DANS L’ A DT HUMAIN
je dirai qu' il est contraint à opérer de telle manière en force des lois mécaniques. Je ne pourrais alors me refuser de reconnaître que la nature aussi a été conduite à opêrer de la sorte par les mêmes lois. Lois, qui réglant tout avec précision et rigueur, se manifestent par des continuelles réapparitions, avec une constance qui prend T aspect d’ uniformité : et elle prend la place de Y uniformité de type, de manière que je puis substituer à la formule unité de plan, cette autre formule: répétition par nécessité mécanique (1).
Supposons au contraire que le mécanicien démontre qu’ on peut construire différemment les appendices locomotrices, ou préhensiles, soit dans un aspect général, soit en particulier adaptées au cas spécial du chien, du cheval etc. Ce qui sera ou mieux ou pire que ce qu’ on voit tout-à-1’ heure en nature. Nous ne nous occuperons que du mieux. Alors il appartiendra à M. Huxley, à M. Yogt. et autres, déporter des types exemplaires plus ratio nels , plus scientifiques de la patte du chien, du cheval, de la taupe, ou tout autre à leur choix. Ils pourront en même temps nous illuminer, nous autres petits mortels, sur les pitoyables défauts et erreurs de construction qu' ils trouveront sans doute dans plusieurs des extrémités de ver-
tébrés. Car soit qu’un dessein capricieux ait réglé les serviles modifications des créations indépendantes, soit que tout vertébré dérive d’une seule souche avec varia-
(1) L’idée d’un conceptus primitif représenté par la formule unité de plan , selon lequel seraient ordonnés tous les êtres , et toutes leurs parties , serait , d’ après ce qu' on vient de dire, un mot sans correspondance réelle.