‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 17 sur 125 · GÉNÉRALITÉS SUR LE CARPE · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR LE CARPE

Le peu de mots signalés ci-dessus en passant, méritent peut-être une considération plus attentive. Nous avons dit que les diverses fonctions exécutées par les diverses parties de F extrémité supérieure de F homme , sont à ce qui semble localisées. Nous allons le voir ici de plus près.

En effet les doigts appliqués fixement sur le corps que Fou veut mouvoir, le bras source et origine de Faction motrice, le carpe supportant passivement l’antagonisme de leurs efforts , voilà trois fonctions bien localisées.

Il n’y a pas de doute à soulever, je pense, sur ce que l’activité de F extrémité humaine trouve sa source dans le bras et dans l’avant-bras, comme aussi sur ce que la prise d’un corps à mouvoir est le partage de la partie digitée de la main.

Quant au carpe , il ne participe directement ni à F un ni à F autre des deux mouvements indiqués. Il est là dans

CARPE HUMAIN

un état de passivité remarquable (1); ce qui pourtant ne veut pas dire inactivité; car au carpe il reste une fontion bien élevée à exécuter. Placé entre l’action et la résis¬

tance, il est soumis aux violents effets de leur contraste ; et son affaire est de recevoir, sans se déranger, sur luimême les chocs rudes qui se suivent. Il y a plus : il doit subir ces efforts avec la puissance de les dominer; et il les domine effectivement par la solidité de ses éléments et par son élasticité.

Dans l’extrémité supérieure de l’homme, nous avons donc deux parties actives (la brachiale et la digitée), et une neutre , le carpe. Mais les deux activités étant de nature opposée (action et résistance), la partie neutrale et élastique est au milieu, et elle s’y trouve bien à sa place; car là elle fonctionne en qualité de diviseur et d’ amortisseur , contre la violence des mouvements. Lorque la main est soumise a une torsion soudaine, le carpe, s’il reçoit un coup violent, oppose une résistance quelquefois bien énergique ; et son action modératrice devient alors salutaire pour la petite machine entière de F extrémité humaine.

Le carpe ainsi isolé, ses fonctions sont bien définies. Encore une fois, il est F intermédiaire entre la force et la résistance; et une fois le rang et la nature du carpe déterminée, sa construction devient mieux compréhensible. Voyons comment cela se passe.

(1) « Brachialis (du carpe) ossa motu non eurent , tametsi nullus iis adest musculus peculiaris eorum motus au ctor ; et ob kl obscurus censetur ac sensus no stras omnino latef. (Realdi Colombi De re ancitom. pag. 75).

O.ffamrimlit? lit. G.Werik,

CARPE HUMAIN

Huit pièces composent le carpe humain (1). Nous pouvons toutefois nous passer de considérer le pisiforme, qui est hors de série, et ne fait pas part de la plaque carpienne solide. Cette plaque résulte donc de sept pièces osseuses fortement associées, et réunies de telle manière qu’ elle va former du carpe une pièce de grande stabilité et résistance , et dont la configuration générale est immuable.

Les sept éléments carpiens sont des polyèdres de formes différentes , mais bien constantes. Ils ont des faces de contact avec les pièces environnantes, et d’autres faces externes.

Sur ces dernières faces s’ attachent des ligaments très-courts « qui sont d’ une résistance telle, dit M. Cruveilhier (2), à propos des ligaments, que je ne connais aucune matière employée dans les arts qui les surpasse sous ce rapport .... et leur adhérence (sur les os) est tellement intime, qu'il est plus facile de rompre les ligaments ou les os, que de séparer les premières dans le point précis de leur implantation » (3). Les ligaments

(1) Voir planche I.

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