‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 2 sur 125 · UNIFORMITÉ D’ORGANISATION · texte numérisé non relu

UNIFORMITÉ D’ORGANISATION

Ce n’est pas la sélection naturelle, ni 1’ origine des espèces qui ont arrêté à présent mon attention. Non; c’ est une autre question que vous avez très-nettement, trèsclairement posée dans votre livre. La voici « dans la doc- » trine d’ actes de création indépendants, comment ex- » pliquer la conformation sur un plan commun de la main » de l’ homme , du pied du chien , de Y aile de la cliauve- » souris, et de la palette du phoque?... tandis qu’elle » s’ explique très-naturellement par le principe de la » descendance, joint aux modifications apportées par la » sélection naturelle » (1). En lisant ces mots j’ai longtemps réfléchi; est-il vraiment impossible de se rendre compte par la doctrine des actes de création indépendants de Y unité de plan que l’on voit dans la main, dans la patte, dans l’aile, dans la palette; ou, plus exactement, d’expliquer ce qu’on appelle Y unité de plan dans l’organisation des animaux?

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Eéflécliissant soigneusement Sur ce problème il m’a semblé, Monsieur, que cette impossibilité ne subsiste pas.

Certes , si 1’ on admet en suivant vos pas , la filiation des espèces par sélection naturelle ou par l’ensemble des causes modifiantes, il est très-naturel, très-facile même de concevoir qu’ un même dessein , un même plan passe d’une espèce à l’autre, d’une famille à l’autre. Vous l’avez signalé vous-même en disant (2): « Selon ma théo- » rie, l’unité de type, s’explique par l’unité d’origine. » Si l’on suppose donc que l’on passe par des nuances io , Oô'DVouu 'AceviC'/.vMV' h -ni oL ôzjjjso <sUio[jjo) füoih/o«

(1) Variation de l’espèce, T. I. pag. 13.

(2) Origine des espèces, pag. 296,

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