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SURFACES DE GLISSEMENT
élévations qui s’ alternent avec de légères concavités, des sillons obtus, avec des crêtes émoussées (1). La face du Trapèze, par exemple , qui s’ annexe à celle du trapézoïde est un parallélogramme (2) oblique, et un peu irrégulier dans ses pourtours, sur laquelle on peut distinguer une convexité marchante sur la diagonale a, b , et une seconde convexité moindre sur la diagonale c , d. Les quatre angles du parallélogramme, ou les extrémités des diagonales, sont donc graduellement deux à deux plus déprimées que le milieu, qui pourtant est inégalement convexe. Les dépressions aussi bien que les convexités sont médiocrement prononcées; c’est pourquoi la surface paraît plus proprement ondulée, mais lisse et polie lorsqu’ elle est revêtue de son cartilage (3).
(1) Yoici la description donnée par Bourgery des surfaces onduleuses à glissement. « Composées de facettes adjacentes alternativement convexes et concaves en sens opposé mais dont la saillie ou la profondeur sont peu prononcées , elles s’ emboîtent et se contiennent mutuellement » p. 142. « Tous les os du carpe, dit Bertin, et les bases de ceux du métacarpe, dans les différens efforts cpie nous faisons ou que nous soutenons avec la main, font de petites glissades les unes sur les autres, à la faveur des facettes polies dont ils sont recouverts, et nous donnent la faculté de mouler la figure de notre main sur la figure des corps que nous saisissons ou que nous poussons devant nous. » Bertin Ostéol. T. 3 , p. 384.
(2) Dans ces descriptions on considère les os revêtus des cartilages.
(3) La surface du trapézoïde qui touche à celle du grand os , a la forme d’ un segment de cercle interposé à, deux parties plus ouvertes et plates. A la concavité de celle-ci correspond exactement la convexité offerte par le grand os.
66 SURFACES DE GLISSEMENT
Si je passe à T observation de la face de contiguïté du pyramidal qui touche au crochu, je vois qu’elle n’est pas plate , mais qu’ une légère concavité tordue en spirale déscend de haut en bas bordée par une convexité qui s’ étend elle-même en spirale. On peut dire qu’elle est liélicoïde: forme très-régulièrement déroulée suivant la lon-
gueur de l’os. (1).
Quelque section que l’ on imagine exécutée perpendiculairement sur cette surface, ou bien sur celle du Trapèze, on ne trouve jamais une ligne droite; c’est toujours une ligne ondulée, mais partout différemment ondulée (2). Et bien que les concavités et convexités soient distinctes et bien sensibles, néanmoins l’on passe assez doucement d’ une partie relevée à 1’ autre déprimée , sans rehaussement ou dépression brusque; et le cartilage offre toujours les mêmes formes de l’ os . adoucies par leur surface unie, lisse et polie.
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Je ne puis m’ occuper ici de la description entière et
détaillée de ces faces de contiguïté, ni de celles des autres pièces carpiennes, ni remonter jusqu’ à 1’ analyse complète d’une seule face de glissement. Ce serait une recherche de mécanique supérieure, à laquelle mes connaissances ne suffiraient pas. Mais pour ce qui regarde les deux faces
A chaque petit mouvement des deux os, les courbes ne se correspondent plus, et soumettent les ligaments à une tension, par le repoussement mutuel des deux surfaces.
(1) Planche III. Fig. 3.
(2) Planche III. Fig. 4 et Fig. 2.
SUKFACES DE GLISSEMENT
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opposées à celles que nous avons nommées, dont Tune
appartient au trapézoïde , l’ autre au crochu , leur description se comprend en un seul mot, en disant qu’elles sont moulées exactement sur la face opposée. Toute convexité de Tune répond en effet aux concavités de T autre, et y répond dans chaque point; en outre les cavités sont du même degré que les convexités opposées; ce sont des faces de réception, qui se haisent sur tous les points. O11 peut presque dire qu’il y a là la correspondance de la médaille au coin.
Quand deux pièces carpiennes sont respectivement à
leur place, il est clair que chaque protubérance est as-
qu’ il n’ y a qu’ un seul point , une seule place suivant laquelle tout est bien arrêté. Aidons-nous par un exemple. Je suppose deux planches de bois, ou autres, sur une desquelles il y ait trois boutons relevés à distance et hors ligne; et sur l’autre, trois cavités parfaitement correspondantes (1). Si je pose la seconde sur la première planche de telle manière que le point d de Y une corresponde au point a de l’autre, chaque bouton rentrera dans sa propre cavité, les deux planches se toucheront sur chaque point, et on pourra dire que les deux faces sont déosculantes partout. De plus par la construction supposée, comme le point a répond à , 1’ d de l’ autre , de même les points b , c, d etc. répondront aux autres, et les deux planches seront symétriquement placées l’ une sur F autre.
(1) Planche 111. Fig. 7, S.