LE CARPE INSTRUMENT À RESSORT
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toutes cèdent un peu, niais toutes résistent aussi; et Y action de diviser ou d’ adoucir les efforts , et de les modérer est F oeuvre solidaire de toutes les pièces carpiennes.
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Certes , il n’ y a aucun doute que la force ou la solidité des petits polyèdres carpiens , pris pièce à pièce , est très-remarquable, car, comme on vient de le voir, tout l’effort dont chacune est chargée , est copartagé par tous les membres de la petite famille osseuse. Mais ce qui mérite une considération toute spéciale , c’ est qu’ une torsion appliquée de la sorte sur le carpe, se traduit en un étirage en plusieurs sens de cordes ligamenteuses. La résistance du carpe est alors commensurée à la résistance des ligaments.
Mais les mouvements possibles entre les pièces carpiennes ont des limites , à la vérité très-restreintes. Car bientôt vient le moment dans lequel la compressibilité très-bornée des cartilages , et la presque inextensibilité des ligaments, mettent un terme au mouvement d’une face sur l’autre. Le dernier obstacle à la progression de ce mouvement vient , comme on le voit , de la résistance qui est propre aux ligaments, de manière que tout effort appliqué aux pièces osseuses du carpe se résout en un violent tiraillement des ligaments. La rudesse donc des efforts subis par la main ou par le bras s’ amoindrit à la fin, ou mieux va mourir sur deux systèmes non rigides, c’ est-à-dire sur les cartilages et sur les ligaments. Elle se répartit sur plusieurs ressorts. Voilà la violence d’ un coup porté contre l’ élasticité et la ténacité de ces tissus, que nous venons de nommer; ce qui est autre chose que si l’on faisait tomber le coup ou l’effort sur un massif osseux