INTERVENTION DE L’ACTION MUSCULAIRE
pour braver deux inclinaisons une en avant et l’ autre en arrière.
Mais la force principale de cette construction vient des cordes ligamenteuses situées aux extrémités. Tout ici est disposé pour une résistance la plus vigoureuse. Vous pouvez alors confier à la main en état de pronation l’exhaussement d’un poid, si l’on veut énorme, sans que l’ index et le doigt du milieu cèdent en s’ inclinant vers le bas. Vous pourrez alors repousser un corps avec toute violence, sans cependant que ces mêmes os fléchissent en arrière. Si je ne me trompe ce sont des constructions d’une application évidente. Il en serait à peu près de même, je crois, pour tous les autres doigts, si à tous les autres on portait ce même examen (1).
Poursuivons donc, et n’oublions pas que tandis que la main lutte dans ces efforts, la résistance des pièces carpiennes et métacarpiennes est accrue par une autre cause agissant dans ce moment là. Si Y on considère le squelette de la main revêtue de ses tendons etc., on voit que l’action des muscles dépresseurs et élévateurs, qui de l’avant-bras se portent aux doigts , a pour effet d’ étirer en haut le métacarpe sur de deutocarpe , et celui-ci sur le protocarpe (2). À l’occasion d’une prise énergique, par exemple, la traction musculaire est à son plus haut degré ; et par-là les
(1) On dira peut-être que ces observations sont excessivement minutieuses, mais la science ne peut se passer de recherches approfondies.
(2) Protocarpe la première série du carpe, deutocarpe la seconde série.