INTERVENTION DE L’ACTION MUSCULAIRE
faces cl’ un os sont violemment poussées contre leurs correspondantes ; elles se closent alors réciproquement , les parties relevées rentrant clans les cavités. Les inégalités dont elles sont hérissées, établissent l’union très-résistante des pièces. L’ action musculaire vient clone à 1’ aide , et renforce 1’ action des ligaments ; de manière qu’ en définitive les os tirent leur force de la forme même de leurs surfaces. C’ est à-peu-près ce que nous avons vu ci-devant à propos du carpe, (pag. 80).
Sous de telles conditions, il se produit au métacarpe de F index toute F immobilité qui lui vient du contraste de sa face supérieure très-étendue , et accidentée , avec celle du trapézoïde et du grand-os.
Cette même action musculaire nous explique , peutêtre, le défaut cle contraste osseux en direction longitudinale, c’est-à-clire cle haut en bas, ou cle la main aux doigts. On manque, par exemple, des parties dentelées opposées à un effort qui étire le grancl-os hors cle sa cavité, ou qui remue le troisième métacarpien cle son contact avec la tête du grand-os etc., tandis qu’on a à profusion des parties avancées et rentrantes cle toutes sortes s’opposant à la torsion, et aux coups cle latéralité etc. La traction musculaire supplée à tout cela. Nous avons parlé ailleurs cle F influence cle la traction musculaire. Ici il nous suffit cle faire remarquer qu’en effet on ne trouve pas un seul mécanisme osseux capable d’aider les pièces cle la main dans ses étirages cle haut en bas (du métacarpe au carpe). Tout ici est confié aux parties molles, c’est-à-clire aux ligaments, aidés par les cordes musculaires. Ce sont probablement ces dernières qui représentent par elles-mêmes la plus grande quantité cle