ONGLETS DU BŒUF
Le bœuf a deux grands doigts antérieurs sur lesquels il marche, et deux onglets suspendus en haut et en arrière de la jambe. Le pied étant en repos, ceux-ci sont pendants ; ils semblent alors entièrement libres et mobiles de toute part. Mais on ne peut pas les tourner au-delà d’un quart de rotation; car à ce point, ils deviennent bientôt immobiles et capables d’ offrir une résistance trèspuissante de bas en haut. De plus, si la jambe se trouve en état de tension, les onglets deviennent inflexibles vers le haut, et capables d’une entière résistance.
Les onglets ne sont pas des parties simplement suspendues dans les chairs. Premièrement, le cuir les embrasse à l’entour, et leur assure une résistance, qui est proportionnée à la résistance du cuir même, qui est trèsgros à cet endroit et à l’état de distension. En second lieu, quand on a enlevé le cuir, l’onglet est encore assuré sur1 les os du pied par des cordes ligamenteuses assez robustes.
On met facilement à découvert deux faisceaux (1). Les plus bas a, a, un de chaque côté, formant une bandelette ligamenteuse de 0m, 006 qui provient de la phalange onguéale, et passe sous l’os de l’onglet; il va se fixer en