‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 92 sur 125 · DIFFÉRENCES ENTRE L’AILE D’ OIS. ET DE CHÉIROP · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCES ENTRE L’AILE D’ OIS. ET DE CHÉIROP

La supposition que nous avons faite cl’ une répartition égale des efforts sur l’aile des oiseaux, dans un examen un peu soigné n’est pas exacte. Les plumes les plus fortes, les plus avancées, et qui jouissent de plus d’ extension et d’ importance dans F acte du vol , sont les primaires, qui s’ attachent sur la partie que F on peut regarder comme la main des oiseaux. Action, longueur, et force moindres ont les plumes de l’avant-bras, et du bras. L’inégale répartition du contrecoup sur F axe de F aile de l’oiseau trouve son excès dans la partie extrême, c’est-àdire dans la main de F oiseau. Bien qu’ il subsiste toujours une différence remarquable entre F exercice dinamique de F aile de la chauve-souris, et celle des oiseaux, toutefois on voit la nécessité d’ un mécanisme pour la décomposition des efforts , ou d’ amortissement entre la main et l’avant-bras de F oiseau. Des pièces carpiennes sont donc encore à l’aile des oiseaux.

Un examen comparatif de ces deux appareils, l’aile de l’oiseau et de la chauve-souris, mettrait en vue des différences remarquable, mais dont la connaissance n’est pas entièrement demandée ici par notre travail. Ce que nous intéressait ici d’établir, c’était que si l’on trouve un carpe très-développé à l’aile de la chauve-souris, et très-réduit à F aile de F oiseau , cette différence devient très-explicable par la diversité de la distribution des efforts que les ailes subissent F une et F autre pendant le vol.

Mais la main des chéiroptères a encore d’ autres fonctions en partage. Si vous enfermez en compagnie d’une chauve-souris quelques insectes qui en sautant la mo-

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lestent elle les frappe cle sa main , comme un chat frappe la souris. Surtout elle s’aide de ses mains à se cramponner aux corps à l’entour de manière à exécuter une vraie ambulation que M. Geoffroy St. Hil. a très-bien décrite (1). Elle marche ou se traîne, dit Temminck, p. 358. avec assez de vélocité pour qu’ on puisse dire qu’ elle court avec vitesse, ou au moins avec beaucoup de détresse. C’est peut-être pour cela qu’elle a, comme les digitigrades, un coussinet sous la base du pouce, là où elle pose à terre pendant sa petite ambulation , ou pendant F acte d’ accrocbement. Sa marche rampante a lieu rarement si l’on veut (2); mais dans le cas où elle tombe à terre, elle a des difficultés extrêmes pour reprendre le vol. Elle se traîne alors en zig-zag jusqu’à ce qu’elle parvienne à un lieu un peu élevé d’ où elle peut s’ abandonner en ouvrant ses ailes (3).

Sous ce point de vue, il passe une grande différence entre F aile d’ une chauve-souris et celle de F oiseau. Pour la chauve-souris, la main répond à la fois, et selon les besoins de l’animal, à des mains pour saisir, à des pieds pour marcher, et à des ailes pour voler... Les oiseaux ne peuvent jamais se servir de leurs ailes ni pour retenir un objet, ni pour en former un support au corps sur la terre (Temm. p. 52). II. est bien rare de trouver à

(1) Lee, 14 p. 9.

(2) « Les mollosses se servent plus de leurs moyens puissants cle préhension et d’ascension, que de ceux du vol. » Temminck, 1. p. 160.

(3) Y. GéofFr. St, Hilaire. Lee. 12 p. 24.

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