‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 91 sur 125 · NÉCESSITÉ DU CARPE CHEZ LES CHÉIROPTÈRES · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DU CARPE CHEZ LES CHÉIROPTÈRES

métacarpiens et phalangiens. L' empressement de la nature à acquérir toute l’élasticité possible, est manifeste ici par la forme insolite donnée aux os terminais des doigts qui réduits à des fils, n’ont même plus la nature d’os; car ce sont plutôt des cartilages filiformes et flexibles. On voit toutefois une différence* dans les deux sortes d’ailes. Dans celle des oiseaux la surface élastique est divisée en nombre de tiges (pennes) élastiques, distribuées le long de tous les points de Y axe osseux ; car si les plumes primaires se trouvent à la main, d’autres sont à F avant-bras , et d’ autres enfin à l’ humérus. Chez les chéiroptères, on a même des tiges ; ce sont les doigts effilés : mais ces tiges vont se réunir dans un seul point; le carpe. Tout effort va donc se concentrer sur ce seul point; tandis que dans les oiseaux il est distribué sur toute la longueur du bras.

Cette différence de fonctions apporte nécessairement des différences instrumentales ou organiques. Pour me servir d’ un exemple , si l’ on suppose des poids distribués également le long d’ une tige horizontale fixée à 1’ un de ses bouts, il se peut que leur pondération ne compromette pas la résistance de la tige: mais si on va les concentrer tous à l’autre bout ou à la pointe extrême, on ne peut charger l’hast sans des précautions. En d’autres mots, à l’aile d’un oiseau vous n’avez pas besoin de grands modérateurs contre les coups de frappement de l’air, tandis que chez les chauves-souris il vous faut un carpe.

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