‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 106 sur 129 · NATURE MAMMIFÈRE ET OVIPARE · texte numérisé non relu

NATURE MAMMIFÈRE ET OVIPARE

pricieusement choisi, mais à une conception déterminée par un sljricte et sévère raisonnement, et réglée en vue du

(Leç, sur les chauves-souris p. 9) je dirai, qu'un type mammifère existe, comme il existe un type horloge dans le sens et dans F usage ordinaire. Sous ce point de vue, te type est un ensemble de parties harmoniques, dont chacune est essentielle au tout; et toutes se répondent Tune à l'autre; et l'une est solidaire de l'autre relativement au produit, ou à la fonction finale. Une horloge dans ce sens est un assemblage de roues, qui doivent exécuter une fonction, la mesure du temps. Pourrait-on en excogiter une dans le sens et 1' usage ordinaire, sans des roues? Non. Et pourquoi? parce que c'est une machine qui doit exécuter des mouvements qui ne peuvent être donnés et réglés que par la mécanique des rouages. De plus une partie ne peut être modifiée sans en modifier d'autres, ou plutôt sans changer toutes les autres. « Dans un tout composé par un grand nombre de rouages, dit M. Géoff. St. Hilaire , l' une de celles-ci ne peut supporter des variations qu' elle n' en impose de proportionelles , ou des relatives aux autres parties de la machine » : de même le type mammifère ne pourrait subsister sans nombre de parties constituantes; et non pas de parties quelconques , mais celles , et purement celles qui sont adoptées, car elles sont en harmonie et en dépendance des lois mécaniques etc. etc. Au lieu de rouages on a comme parties fondamentales, des os, des muscles, des nerfs etc. pour la vie de relation ; on a d' autres parties pour la conservation de r individu et de l' espèce. Toutes ces parties peuvent être modifiées. Oui. Mais l'une ne peut être modifiée sans l'autre. Si vous changez les dents à un mammifère , vous en changez le genre de nourriture et la manière de la prendre , vous changez les organes de la digestion; en un mot vous changez la vie de relation, la vie de réparation de l'animal. A ce point nous sommes en présence de la loi de la coexistence des organes et de la convenance des parties, loi qui fait ici son appari-

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but à obtenir; aux lois mécaniques mais qui ne sont pas trascendentales , ni dépassant la portée et le contrôle des connaissances scientifiques humaines; lois positives, de l'ordre de celles que toute personne peut évaluer, telle que — un corps ne peut poser s' il n' est placé sur son centre de^ gravité — , lois qui ont le même degré de certitude que celles-ci par exemple — deux et deux font quatre — ou — le tout est plus grand que sa partie etc. Conceptions et lois fondées sur la raison pure des choses (1).

lion dans toute sa sévérité, dans toute son inflexibilité. Loi qui jouit de toute la rigueur logique ou mathématique , et qui hors de ses conséquences, n'admet aucune combinaison possible. Hors do ses combinaisons on n' a que Y impossible ; de même que hors des combinaisons arithmétiques on n' a devant soi que des impossibilités arithmétiques, telles que deux et deux font trois, ou cinq. Toute issue est fermée, une exceptée, la conséqu£nce des prémisses,

(1) «... pour qu' il fut vrai que deux choses égales à une troisième sont égales entre elles, que deux et deux font quatre, il a fallu attendre le jour où il prit fantaisie à Y ordonnateur suprême de décréter qu'il en serait désormais ainsi! » (Durand de Gros p. 82). — Ceux qui se font une idée convenable de r ordre des choses , connaissent que les lois fondamentales, les vérités géométriques, arithmétiques etc. sont vraies en elles-mêmes, entièrement invariables, et ne dépendent pas de la volonté , ou de Y arbitre de personne. Qui supposerait qu'elles fussent facultatives, supposerait encore possibles les propositions contraires; par exemple, que dans un autre ordre de choses le tout serait moindre que sa partie etc. et que deux choses égales à une troisième ne seraient pas égales entre elles. Ce n'est pas par sa sanction que l'ordonnateur suprême a rendu vrai ce qui est vrai en lui même; mais il a toujours opéré en accord avec ce vrai; qu'il soit de l'ordre métaphysique, ou de l'ordre physique.

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