MOUVEMENTS DE LA MAIN
vient de lui. C'est lui qui domine T inertie du corps, ou arrête ses mouvements. Entre les doigts et le bras est le carpe; d'où cette conséquence, qu'entre 1' appareil de prise ( les doigts ) , et celui d' action ( le bras ) il y a une partie intermédiaire sur laquelle va enfin se concentrer tout effort: c'est le carpe. Dans toute sorte de mouvement exécuté par l'extrémité antérieure, il y a nécessairement un désaccord, ou mieux une opposition entre la force motrice et la résistance; entre le bras et la préhension digitale. Si je tourne une clef, le bras détermine la torsion, et la main résiste, car elle doit suivre la résistance de la clef; mais la discordance de la force avec la résistance tombe sur le carpe. Sur le carpe s'impriment aussi bien les effets du mouvement , que ceux de la résistance. Il exécute à son tour la double fonction ou de transmettre le mouvement origine par le bras, ou de déterminer l'arrêt d'un corps motivé également par la résistance opposée par le bras. Enfin on peut dire que bien souvent les doigts ne font qu'appliquer fortement les corps au carpe. Par là ils portent sur celui-ci l'immobilité ou le mouvement propre au corps qu'ils retiennent.
Dans la très-grande variété et multiplicité des mouvements que nous exécutons, le carpe étant impliqué d'une manière suprême dans la sphère des actions et des réactions , il acquiert la place d' une partie des plus importantes de r extrémité. Les efforts auxquels il est continuellement exposé se reflètent et se concentrent sur sa construction; et dès lors on comprend l'attention toute particulière qu'il exige dans nos recherches sur la main.