MOUVEMENTS DE LA MATN
surmonter des obstacles invincibles; ils emploient leur main à des efforts extrêmes; ils exigent d'elle tout ce qu'elle peut donner; bien plus, ils prétendent ce qui n'est pas possible ; d' où les luxations. Quand l' homme se voit à deux doigts de la mort, quel effort épargne-t-il à sa main, si de sa main il peut espérer quelque secours?
La main exécute des mouvements innombrables , forts ou délicats par degré et par intensité. Nous en avons examinés quelques uns à T Appendice.
Force, variété, délicatesse, voilà les attributs principaux de cette petite machine, la main. Tant de qualités ne sont pas sans une complication de structure et de parties sans nombre dans tout Vartus: et de plus les diverses fonctions semblent être localisées.
Parmi les mouvements que nous pouvons exécuter avec le bras et la main, un des plus communs est la préhension des corps (1). En analysant cette simple opération, on voit que les différentes régions du bras et de la main concourent différemment à ce genre de mouvement. La main, ou mieux les doigts avec les métacarpes entourant le corps à prendre, sont immobilement fermés sur lui pendant tout le temps qu'ils le retiennent. Ils se moulent, pour user une phrase de M. Cruveilhier, sur les moindres inégalités du corps ; et ils font en quelque manière partie avec lui. Ils suivraient son inertie ou ses mouvements comme des tenailles fixes , s' ils n' étaient gouvernés par le bras. Le bras imprime le mouvement, et toute force
(1) Voir pour les détails T Appendice; article — Préhension.