EXPLICATION DE L\ PLANCHE IV
Rapport de quelques os du carpe humain.
1) a, os crochu — b, pyramidal.
2) a. scaphoïde — b. trapèze — c. trapézoïde.
3) a, os crochu — b, grand-os.
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formée pai* le scaphoïde avec le trapèze et le trapézoïde (1). Enfin en dedans une autre arthrodie formée par le pjframidal avec l'os crochu (2).
En général on attribue à cette articulation des mouvements d'arrière en avant bien étendus, plus étendus que ceux d'avant en arrière; et très-peu de torsion.
Examinons en détail ces faces articulaires.
Le trapèze et le trapézoïdé peuvent jouer assez librement sur la convexité du scaphoïde autant que les ligaments le permettent. La tête du grand-os peut aussi sans doute exécuter des mouvements d'arrière en avant, bien prononcés. Mais on ne trouve pas possible qu'il y •ait des mouvements semblables entre l'os pyramidal et
: le crochu. Les faces de contact entre ces os ne sont pas plates, comme l'ont. dit quelques auteurs. Ce sont au contraire des faces à ondulations très-prononcées, avec des protubérances et des concavités dont la disposition donne une forme hélicoïde aux deux surfaces. La figure (3)
. de ces faces nous montre qu' une élévation tuberculiforme est à la pointe inférieure de 1' os pyramidal , et une autre plus élargie se voit à l' extrémité de l' apophyse de l'os crochu. Le reste des surfaces est tordu par des concavités plus ou moins douces qui donnent à l'ensemble une disposition hélicoïde. Deux concavités principales sont annexées en correspondance des protubérances , et toutes
(1) PI. IV. Fig. 2.
(2) PI. IV. Fig. 1.
(3) PL III. Fig. 3, 4, 5 et 6.
AETICULATION ËNDOCAEPIENNE 85
les.ââux ont une certaine extension. Leur direction est oblique , X une en rapport à T autre.
Par un tel arrangement les deux faces sont parfaitement à leur place, et entièrement en contact lorsque chaque convexité se trouvera placée dans sa cavité correspondante ; mais par cette même disposition de parties les mouvements d' une face sur T autre ne sont pas également possibles dans toutes les directions; car lorsque, par un déplacement, une partie relevée va monter sur une autre partie relevée, la course est bientôt arrêtée par la tension des ligaments. Or une course d'un peu d'extension n'est possible que lorsque les protubérances peuvent se glisser dans une cavité appropriée; par exemple, lorsque la protubérance tuberculiforme du pyramidal parcourt la concavité qui est derrière elle dans la face de l'os crochu.
Il en est de même pour l' autre convexité. Hors ces deux cas, tout autre mouvement porte la montée d'une protubérance sur une autre, et la répulsion ou l' éloignement des deux faces; d'où la cessation immédiate de tout mouvement. De plus, elles ne peuvent parcourir leur route que simultanément ; car on n' a pas deux routes sur une même ligne; au contraire elles sont telles que la course doit se développer en un mouvement de torsion d'un os sur l'autre.
On voit par cet exposé que ce sont des faces essentiellement glissantes , ou de replacement^ dont les mouvements ne peuvent être que très-bornés et très-courts dans la pluralité des cas. C est beaucoup s' il y a une direction où les mouvements soient plus faciles et moins limités.
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Le résultat auquel nous sommes arrivés par cet examen ne s'accorde pas. ce nous semble, avec l'idée d'un mouvement général de l'articulation endocarpienne d'arrière en avant, ou viceversa. Au contraire il y a dans cette articulation des mouvements libres au côté pollicaire, tandis qu'ils sont très-bornés au côté interne.
En réfléchissant ici sur cette disposition de parties, on trouve que le côté qui jouit le plus de liberté étant l'externe , c' est le côté où la main présente une action et une force plus développées. Tout le monde voit qu'il n'y a pas de comparaison soutenable entre une prise opérée par le pouce et l'index avec celle du quatrième et du petit doigt. Mais là, au côté pollicaire, comme nous l'avons signalé, on a le trapèze, et le trapézoïde qui peuvent exécuter des mouvements articulaires de quelque étendue sur le scaphoïde: tandis qu'au côté interne on trouve les faces hélicoïdes du pyramidal , et de l' os crocliu , chez lesquelles des mouvements très-bornés sont seulement possibles.
Il en résulte que les eflbrts d'une flexion ou d'une torsion violente combinés avec une prise énergique, sont inégalement supportés par les différentes parties de l' articulation endocarpienne.
Revenant sur nos pas, il semble, au premier regard, que la tête du grand-os étant arrondie d' arrière en avant puisse permettre des flexions de la main en accord avec celles qui sont permises par l'articulation trapézo-scaphoïdienne (1). Cela arriverait sans doute, je crois, si l'ar-
(1) Avec la différence pourtant que les deux convexités (tête du grand-os et face scaphoïdienne ) sont développées sur des ravons de différente longueur.
ARTICULATION ENDOCARPIEKKE 87
ticulfttion endocarpienne était également ouverte des deux côtés. Mais puisque cette articulation est très-bornée dans ses mouTements du côté interne^ comme on vient de le voir, on conçoit, qu'une telle construction porte le grandos à tourner en quelque manière sur son grand axe. A ce mouvement il est entrainé aussi par V action des faces hélicoïdes de 1* os crochu etc. Cela posé Y action du grand-os, serait très-changée , et il reprendrait plutôt en grande partie les fonctions des faces de replacement, ou de glissement, que celles d'une articulation trocléenne ou d'enharthrose.
Du reste la tête supérieure du grand-os n' est pas sphérique, comme on Ta dit; ni même par la forme un peu arrondie qu'elle présente dans son ensemble, est-elle comparable à un pivot capable de tourner dans sa cavité. Non, en l'étudiant un peu d'après sa conformation géométrique, on est amené à des résultats fort différents. Même l'apparence d'un condyle oblong se trouve beaucoup modifiée d'après un examen soigné.
En effet la face externe par laqueUe il touche au fond de la cavité côtoyée par le scaphoïde est légèrement convexe, un peu aplatie, et oblique. La convexité qu'elle présente n'est point uniforme partout, mais elle est plus déprimée au côté supéro-dorsal et inféro-palmaire, et elle est plus relevée à la partie supéro-palmaire et inférodorsale. Avec de telles irrégularités elle peut bien s' entrebaiser, avec la face opposée; mais dès qu'elle se meut, . les points culminants vont monter sur les points convexes de l'autre face, tout près des cavités réciproques. Par conséquence les convexités retombent dans les concavités respectives et tout reprend sa place. Cette face est le côté
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latéral de ce qu'on appelle le condyle du grand-ros. Le plan yèrtical de ce condyle est oblique relativement au plan vertical antéro-postérieur de V os. La surface ellemêtne est loin de se développer régtilièrement, car ses bords, montant, ou descendant d' une manière inégale, se trouvent presque toujours à différents niveaux. Enfin son axe est doublement incliné sur le plan vertical antéro-postérieur de l' os. Le mouvement de l' os dans sa cavité n'est donc pas un mouvement régulier et uniforme d'inclinaison, d' arrière en avant, comme le mouvement d' une troclée normale; mais c'est un mouvement très-complexe, qui participe sans doute à une obliquité de torsiou. H est clairement en harmonie d' action avec celle de la face hélicoïde de l'os crochu, auquel le grand-os est fortement réuni par les ligaments externes, et par 1' intérosseux tfès-développé à sa partie inférieure, et par les connexions très-étroites avec les bases des métacarpes. Tant de cordes tendues établissent une espèce de communauté dé mouvements entre les deux os (le grand-os et le crochu), et l'un entraîne l'autre dans ses mouvements. Le grandos est influencé, disons mieux, il est réglé dans ses mou-^ vements par les faces hélicoïdes de contact du pyramidal avec l'os crochu.
Si, d' autre part, on suppose un mouvement de rotation du grand-os sur son grand axe, on voit qu'une répulsion naît de suite entre la face latérale externe, et la côtoyante du scaphpïde. Une telle répulsion va rejeter tout effort sur les ligaments environnants, ce qui le fait bientôt arrêter. Quant à la face condylienne, il semble, qu'elle doit opérer en concours avec la face ou jointure
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àa ciûdm-pyramidal ; sa course alors va être arrêtée par là face hélicoïde de ceux-ci.
n est bon de rappeler ici que la forme hélicoïde extrêmement prononcée des faces du pyramidal et de F os crochu remettent immédiatement à leur place toutes les parties. En outre, on peut demander, dans un travail comme celui que nous avons signalé, quelles faces il y a dans le carpe, qui par la solidarieté de toutes les pièces de la famille osseuse carpienne ne soient appelées à jouer?
.. En nous résumant: V articulation endocarpienne est en grande partie un système de faces de glissement où djB replacement destiné à régler , et à amortir les coups trop rudes; système qui permet en outre quelques mouvements plus libres à la partie la plus travaillante et la plus énergique de la main, sa région poUicaire; mouvements de flexion, d' extension' et surtout de torsion (1),
-(I) Je ne sais si Ton pourrait expliquer l'inflexion profoodément sinueuse de l'interligne articulaire endocarpienne, que nous avons figurée ci-dessus , sans remonter à V idée d' un mécanisme de résistance transversale. Comme on vient de le ^jjbe, la légère concavité du trapézoïde et la convexité de la tête supérieure du grand-os représentent deux fractions opposées d'un périmètre de rotation. Bien que les deux fractions soient dessinées sur des rayons de différentes longueurs, elles seraient toutefois très-bien en accord entre elles pour servir aux mouvements de déclinaison de la main. Mais ce mouvement n' aurait pas été moins facile si la fsice concave du trapézoïde avait été continuée sur le grand-os et le crochu à un même niveau transversal , en correspondance de la face du scaphoïde supposée, celle-ci même, prolongée sur le sémi-lunaire , et sur
SYSTEME POLLICAIRE
Pour mieux définir la sphère de liberté de mouvement qui appartient en propre à V articulation carpo-carpienne. je crois à propos d'entrer dans les considérations suivantes.
Le trapèze, cela est évident, a des fonctions spéciales à exécuter par rapport au pouce. Lorsque la main doit exécuter une préhension robuste, le pouce doit se porter en avant de la paume, en opposition avec Y index. Le passage que fait le pouce de la rangée des autres doigts au milieu presque de la paume est d'une extension remarquable. Certes, son métacarpe par la liberté de mou-
le pyramidal, également mise au même niveau. La face articulaire qui en serait dérivée aurait très-bien fonctionnée, si r 4k veut, pour la déclination etc., mais quelles garanties aurait-elle offertes contre un coup de côté ? Au contraire la profonde introduction du grand-os dans la cavité scaphoïdo-lunaire, établit un pivot inébranlable contre les coups les plus violents provenants de l'interne, et offre un appui à essor hélicoïde , moyennant les faces du crochu et du pyramidal contre les coups du dehors. L' articulation endocarpienne modelée de la sorte permet les déclinaisons de la main, et en même temps elle oppose une vive résistance aux coups de latéralité. Dans un seul instrument, on a ainsi deux fonctions bien différentes. (Voir Bichat. Anat (Jescript 1. p. 831).
SYSTÈME POLUCAIRE 91
vement dont il jouit, moyennant l'articulation en selle sur le trapèze, a la principale importance dans le déplacement du pouce. Mais le trapèze aussi ne peut rester étranger à ce genre de transport du pouce. Il est clair qu'il faut, autant que possible, que les divers éléments constitutifs du pouce se trouvent tous empilés les uns sur les outrés pour régler et pour résister à la traction musculaire. Cette force même de traction doit nécessairement suivre une ligne droite, autant que possible; et elle ne pourrait bien développe^ son action si le premier métacarpe se plaçant au milieu de la paume, le trapèze ne le suivait pas et s'il restait là immpbile sur sa place dorsale. Donc le trapèze doit passer de sa position dorsale, à une autre un peu plus volaire. Et il exécute en effet ce passage assez aisément sur la facp convexe du scaphoïde, qui lui présente une expansion articulaire bien notable à la partie volaire. Mais en jouant de la sorte sur la face scaphoïdale, il joue pour le service spécial du pouce; et non pour compléter l'articulation endocarpienne.
L'étirage musculaire que nous venons dénommer à propos du trapèze , aussi bien que l' empilement de toutes les pièces du pouce, entraîne encore quelques exigences à propos du scaphoïde. Cet os est la base double du pouce (1). Directement par son grand processus externe qu' il pousse en dehors pour soutien du trapèze, qui est la première pièce de la colonne poUicaire; indirectement par la face qu'il présente au trapézoïde sur lequel va s'appuyer le trapèze. Si vous comprimez un corps par le pouce, l'effort
(1) Planche V. fig. 3. a.
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passe sur le trapèze qui à son tour va le transmettre sur le scaphoïde et sur le trapézoïde. Tout enfin tombe sur le scaphoïde. Or si cet os restait toujours fixé à sa place ou bien s'il faisait un seul os avec le luné et le pyramidal, il ne se trouverait pas empilé convenablement sur le trapèze, et sur son métacarpe, lorsque ceux-ci sont avancés vers le milieu de la paume dans 1* acte de la préhension. Le scaphoïde doit lui-même tourner quelque peu en^ avant par son grand processus externe , pour se placer sur le trapèze, et concourir à rendre plus rectiligne que possible la ligne de 1* étirage dans la préhension pollicaire. Ce qui peut s'effectuer aisément. Car, séparé du semi-lunaire, glissant sur le côté latéral de la tête du grand-os et . sur le trapézoïde, il peut tourner de côté et avancer un peu vers la paume. Alors le scaphoïde associé avec les autres os du pouce, imprime un mouvement de demi rotation à Taxe du pouce, de manière que la face interne de celui-ci, va regarder la paume.
L' avantage d' une division en plusieurs parties de la base du pouce résulte de ce que chaque pièce peut s' avancer quelque peu d'arrière en avant, et, tandis qu'elles s'avancent, chacune tourne un peu du dehors en dedans de manière que la somme de toutes les petites torsions donne enfin le vis-à-vis du pouce à la paume.
Envisagés sous ce point de vue, et en dehors de l'intérêt et des rapports généraux qu' ont tous les os carpiens, le scaphoïde, le trapèze, son métacarpe avec ses phalanges forment un système mécanique spécial dont résultent les fonctions du pouce. Ce petit système a des rapports de connexion, de contact et de mouvements, avec
SYSTÈME POLLIGâIRE 93
lè graad-os et avec le trapézoïde qui s'interpose avec sa partie Gunëiforme.
C'est alors en effet que l'on se rend raison, si je ne nie trompe, de la singulière interposition de ce dernier os, le trapézoïde, entre le trapèze et le scaphoîde. Far une telle construction, dans ses mouvements, le trapèze itè perd pas le moins du monde ses rapports avec le trapézoïde qui lui présente une large face courbe et glissante trè^^appropriée à permettre et à régler ses mouvements d'arrière en avant. — Le scaphoîde aussi, s'il glisse en avràt côtoyant le grand-os, il glisse encore sur le trapétbïàe sans changer ses rapports avec celuiKîi. — Le trapézoïde peut glisser sous le scaphoîde dans la flexion^ la distension et la torsion de la main , aussi bien que le scaphoîde peut glisser, en union au trapèze, sur le trapézoïde dans la translation du pouce du côté du dos au devant de la main. Le trapézoide presque soudé avec le reste de ^articulation carpo-métacarpienne, par ses connexions ligamenteuses, avec le grand-os et avec les métacarpes, et surtout par son insertion entre les branches du deuxième métacarpe, est là comme un arc-boutant, un éperon sur lequel vont jouer, sans pouvoir s- écarter, les parties fondamentales du système osseux pollicaire: le scaphoîde et le trapèze.
Du reste, qui pourra suivre cette haute mécanique dans ses derniers résultats?
ARTICULATION CARPO-METACARPIENNE.
On ne peut assez se prémunir contre Y impression embarrassante d' une irrégularité inextricable offerte par Y articulation carpo-métacarpienne. Il suffit de jeter un regaid sur cet interligne articulaire (1) pour y voir ramasséeskdes parties relevées et concaves, des surfaces anguleuses proéminentes et rentrantes, des surfaces courbes et inclinées de tous sorts de manière qu'elles présentent, comme a dit M. Cruveilhier, une ligne articulaire extrêmement sinueuse.
Or est-il possible de s'orienter parmi ce labyrinthe de formes?
Il est d' abord à peine nécessaire de rappeler que la partie de la main que nous allons examiner, est composée de parties qui sont fortement réunies entre elles, et étroitement serrées. Les trois os du carpe, c'est-à-dire le trapézoïde, le grand-os et 1' os crochu, sont très-solidement reliés avec les quatre derniers métacarpiens, par des ligaments intérosseux, par d' autres ligaments externes courts et tendus, et enfin par la constniction mécanique même des têtes osseuses carpo-carpiennes. Ajoutons que les quatre os métacarpiens (celui du pouce excepté) sont si fortement reliés entre eux, qu'on peut dire qu'ils sont consolidés ensemble par les deux sortes
(1) Planche V. fig. 4.
ARTICULATION GAHFO-MÉTACARPIENNE 96
de ligaments que nous venons de nommer. MM. Hyrtl et Meyer entre autres , remarquent que les os du métacaipe avec ceux du deuto-carpe, sont réunis d' une manière serrée, comme s'ils ne faisaient qu'un seul tout ou une seule pièce. Cette idée de réunion et d'ensemble, ainsi que quelques autres observations qui vont trouver leur place ailleurs, conduit à considérer, sous certains regards, la portion tétradactyle de la main, comme un système à part, de la même manière que nous avons considéré à part le mécanisme ou système pollicaire (1). C'est une idée théorique, qui a pourtant sa réalisation dans la main tétradactyle des singes sans pouce. Ce système tétradactyle que nous venons de nommer a son centre d' appui dans le grand-os avec ses contre-forts aux deux côtés, dont r un à l' interne ( la face hélicoïde du crochu (2) ) et l'autre à l'externe (la face concave du trapézoïde) sur le scaphoïde (3).
Or en abordant notre sujet, nous dirons en thèse générale (ce qui ne demande pas une démonstration, je crois) que le jeu des parties alternativement relevées et rentrantes, telles que celles qu'on voit dans l'interligne articulaire carpo-métacarpienne de l'homme constitue un engrainage, qui peut opposer, à l'occasion, une résistance insupérable aux coups de côté (4).
(1) C'est du reste une division déjà signalée en anatomie , c' est-à-dire une partie externe ou poUicîenne , le pouce, et une interne ou digitale formée par les quatre doigts. ( Bourgery ).
(2) Planche III. fig. 5, 6 -- PI. IV. ^^^. 8. a,
(3) Planche IV. fi^. 2. c.
(4) Planche V. fig. 4.
96 ARTICULATION CARPO-MÉTACARPIENNE
Supposez un coup vibré avec la pique ou bien un combat à la bayonette. Le coup agit sur le cai^je au côté radial, c'est-à-dire de dehors en dedans, mais un dérangement des bases métacarpiennes dans cette direction n'est pas possible sans faire surmonter à l'index l' enfourchée par laquelle il embrasse le trapézoïde (1) et au doigt du milieu la protubérance du grand-os (2) par son talus dorso-exteme (m) etc.
Substituez des bases planes, tout le bon effet est perdu, et une telle résistance devient impossible.
Il y a des problèmes qu' il suffit de voir énoncés pour les comprendre. En voilà un, je crois.... Il y en a
(1) Planche V. fig. 4. b, II.
(2) Planche V. fig. 4. c. III.