‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 36 sur 129 · INTERVENTION DE L' ACTION MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

INTERVENTION DE L' ACTION MUSCULAIRE

faces d' un os sont violemment poussées contre leurs correspondantes ; elles se closent alors réciproquement, les parties relevées rentrant dans les cavités. Les inégalités dont elles sont hérissées, établissent l'union très-résistante des pièces. L' action musculaire vient donc à V aide , et renforce l'action des ligaments; de manière qu'en définitive les os tirent leur force de la forme même de leurs surfaces. C est à-peu-près ce que nous avons vu ci-devant à propos du carpe, (pag. 80).

Sous de telles conditions, il se produit au métacarpe de r index toute l' immobilité qui lui vient du contraste de sa face supérieure très-étendue, et accidentée, avec celle du trapézoïde et du grand-os.

Cette même action musculaire nous explique, peutêtre, le défaut de contraste osseux en direction longitudinale, c'est-à-dire de haut en bas, ou de la main aux doigts. On manque, par exemple, des parties dentelées opposées à un effort qui étire le grand-os hors de sa cavité, ou qui remue le troisième métacarpien de son contact avec la tête du grand-os etc., tandis qu'on a à profusion des parties avancées et rentrantes de toutes sortes s' opposant à la torsion, et aux coups de latéralité etc. La traction musculaire supplée à tout cela. Nous avons parlé ailleurs de l' influence de la traction musculaire. Ici il nous suflSt de faire remarquer qu'en eflet on ne trouve pas un seul mécanisme osseux capable d'aider les pièces de la main dans ses étirages de haut en bas (du métacafpe au carpe). Tout ici est confié aux parties molles, c'est-à-dire aux ligaments, aidés par les cordes musculaires. Ce sont probablement ces dernières qui représentent par elles-mêmes la plus grande quantité de

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