NÉCESSITÉ MÉCANIQUE
sur ce point, une uniformité imposée et déterminée par la nécessité ^nécanique. Uniformité qui se présente toujours la même, lorsque je vais parcourir toute la série du premier «les mammifères jusqu' au dernière des batraciens à l'état parfait; et je n'en suis pas surpris, car de telles extrémités soit préhensiles, soit ambulatoires etc. ne sont possibles qu'autant qu'elles sont flexibles par angles. Je vois partout, il est vrai, cette uniformité, cette imité d'arrangement, cette unité de plan; cela est incontestable. Mais il est incontestable aussi, que je ne puis mécoifnaître dans toutes ces manifestations la nécessité mécanique, qui a réglé et conduit la construction des extrémités.
Si j' appelle Fémur la plus haute des parties qui composent l'artus, la deuxième Tibia, la troisième Tarse Métatarse etc. je trouverai ailleurs une telle égalité d'os que je devrai appeller du même nom ces partie répétées de l'homme à la phoque; je trouverai un Fémur, une Tibia, un Tarse etc. partout, et comme vous le dites vous-même « on peut donner les mêmes noms aux os homologues » d' animaux très-différents » (1). Mais si le même fond de structure , si le même nombre d' éléments se conserve partout (à peu d'exceptions près) de 1' homme au phoque et au lézard, il y a de même des différences dans la forme de ces éléments osseux en raison de la force, ou
manière si rigoureuse qu' un millième hors d' elles il y a T impossible. Un levier n' élèvera jamais un grave sans une force compétente ; un corps ne subsistera jamais hors de sa base. Or à ces lois si nettes et si précises est astreinte la nature dans ses œuvres, comme l'homme dans tout ce qu'il fait. (1)' Origine, 1^, 608.