LE CAKPE DU PHOQUE
Quittons pour un moment ce côté poUicaire de la main du phoque, pour* examiner l'autre côté du petit doigt.
Le quatrième et le cinquième doigts reposent sur V os crochu du côté dorsal. Celui-ci, Tos crochu, présente à sa face inférieure une crête qui sépare deux faces fortement inclinées. Une d' elles est pour le contact du grandos, une autre pour le contact du quatrième métacarpien. De plus, au-dessus de cette dernière, une face presque verticale se présente pour le contact d' une partie de la tête du cinquième métacarpien. Je dis une partie, car la tête supérieure de cet os est elle-même décidément cunéiforme et divisée par une arrête en deux faces opposées. Elle est resserrée dans une espèce de gouttière cunéiforme elle-même. Les bords ou faces de celle-ci sont constituées* au côté dorsal par la face du crochu, comme on vient de le dire; et au côté volaire i^ar un processus du. pyramidal qui descend si bas qu'il parvient au niveau de V os crochu, au côté volaire. Le petit doigt est donc en rapport direct avec le pyramidal; et il trouve sur lui un fort appui, qui manque en général chez bien d'autres animaux (1). La singulière gouttière qui en résulte n'est pas antéro-postérieure ; elle est oblique, mais son grand axe transversal ne tient pas la direction de la gouttière scaphoïdale que nous avons déjà décrite. Son axe est précisément ortogonal à celui de l'autre.
Les conséquences d' une telle construction ne peuvent laisser des doutes. Les mouvements du pouce et de l' index d'un côté et ceux du cinquième doigt de l'autre, sont
(1) Voir ci-devant T article Chien,