ATROPHIE DANS LES CHAUVES-SOURIS
que %tir, est entièrement confié à T action des extrémités antérieures (1).
Les forces musculaires destinées à la translation, qui dans le chien, le cheval et dans tous les quadrupèdes sont reparties sur les quatre extrémités , les voilà chez les chéiroptères toutes rassemblées, toutes concentrées autour des extrémités antérieures seulement.
L' influence d' une condition biologique de si haute importance chez les chauves-souris, c'est-à-dire le vol, se fait sentir sur bien de parties de leur corps. Je me passe de signaler l'espèce d' atrophie profonde qui a frappé toutes les parties postérieures de leur corps , par laquelle on peut dire, qu'on n'a plus ici les proportions ordinaires entre la moitié antérieure du corps et la postérieure, et plus précisément entre la . partie thoracique et 1' abdominale (2). L' énorme rapetissement de la moitié posté-
(1) Les postérieures , et la queue ne fonctionnent presque que comme des tiges de parachute. La coupe sur les colonnes d'air est donné par l'aile.
(2) On peut voir les extrêmes degrés de cette atrophie postérieure dans plusieurs des figures données par Temminck. Monograpli. des mammifères; et plus particulièrement T. 2 pi. 28 copié dans notre planche XVII.